Action européenne : de la dynamique aux actes
Ceux qui ont été surpris par l’engagement international et plus particulièrement européen de Nicolas Sarkozy face à la crise à partir de la mi-septembre ont la mémoire courte : cet activisme auprès des partenaires de la France était à prévoir de la part du candidat de « l’Europe qui protège » – slogan qui fut repris au début de la présidence française de l’Union européenne en juillet dernier. Sur la moralisation du capitalisme, sur la transparence des mouvements de capitaux, sur la formation d’un gouvernement économique de la zone euro, Nicolas Sarkozy, on peut l’en créditer, n’a pas varié…Tous ces chantiers, et quelques autres, sont lancés.
Et constatons que sa détermination à éteindre l’incendie financier des mois de septembre et octobre a été, certes pas le seul, un facteur majeur de la bonne coordination européenne. Mais maintenant ? Reste à transformer l’essai… Et il n’est pas dit que ses partenaires suivront Nicolas Sarkozy dans toutes ses propositions. Ça n’est pas pour rien que seuls 28,6% de ses propositions sont en cours de mise en œuvre et qu’aucune n’ait encore aboutie… Angela Merkel s’est déjà montrée sceptique à l’égard de l’idée de gouvernement économique, de même que le luxembourgeois Jean-Claude Junker, piqué par les sorties du président sur les paradis fiscaux. Nicolas Sarkozy a obtenu de ses partenaires une position commune en vue du Sommet international de Washington du 15 novembre. Président de l’Union européenne pour 6 semaines encore, parviendra-t-il à des résultats tangibles dans ce laps de temps ?
Résultats pour les 14 promesses sur l'Europe
- Aucune des promesses n'est « réalisée »
- 7,1% des promesses sont « altérées »
- 28,6% des promesses sont « en cours »

Tableau des promesses

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