Les finances publiques résisteront-elles à la crise ?
Auprès des électeurs comme auprès de la Commission européenne, Nicolas Sarkozy a longtemps promis que sa présidence serait celle de la remise en ordre des finances publiques : la dette devait être ramenée en dessous de la barre des 60% du PIB d'ici 2012, le déficit passé sous celle des 3%, la fiscalité allégée, le nombre de fonctionnaires diminué, etc. Il s’agissant même d’inscrire dans la Constitution, l’interdiction de tout déficit budgétaire hors dépenses d'investissement… La RGPP fut lancée, avec des objectifs louables mais bien plus modestes, comme le signalait déjà notre précédent baromètre (mai 2008).
Le programme paraissait difficilement tenable dans le contexte de ralentissement économique prédit par de nombreux observateurs et alors que certains chantiers comme la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement ou du RSA ne trouvaient pas, ou mal, leurs financements. Est-il réaliste en temps de crise ? Si on peut se féliciter des quelques bonnes mesures déjà prises (le non-remplacement d’un fonctionnaire partant à la retraite sur deux, les fusions ANPE/Assedic et impôts/comptabilité), leurs modestes effets ne suffiront évidemment pas à contrebalancer les conséquences budgétaires de la crise. Les promesses de bonne gestion des comptes publics s’éloignent – et avec elles certaines mesures phare du projet présidentiel. La dégradation des finances publiques, comme le gouvernement vient de le reconnaître, sera à acter dans le budget 2009.
Résultats pour les 15 promesses sur les finances publiques
- 33,3 % des promesses sont « réalisées »
- 6,7 % des promesses sont « altérées »
- 20 % des promessessont « en cours »

Tableau des promesses

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