1) Résultats pour les 17 promesses sur la croissane et la modernisation de l'économie

Visu - 5,9 % des promesses sur la croissance sont « réalisées »
- 0 % des promesses sur la croissance sont « altérées »
- 47,1 % des promesses sur la croissance de l’économie sont « en cours »







Retrouvez ci-dessous le tableau des promesses.


2) Analyse
Nicolas Sarkozy a martelé, pendant sa campagne comme depuis son arrivée à l’Elysée, qu’il mettrait tout en œuvre pour « aller chercher le point de croissance qui manque à la France ». Les chantiers mis en œuvre depuis un an, qui témoignent d’une ligne plutôt sinueuse, répondent-ils à cette ambition ?

> Rapport Attali : la montagne accouchera-t-elle d’une souris ?
Le 23 janvier 2008, Jacques Attali remettait à Nicolas Sarkozy son rapport sur la « libéralisation de la croissance ». Alors que le président trouvait les propositions du rapport « raisonnables pour l’essentielle » et se disait prêt à en suivre « une très grande partie », c’est peu dire qu’il fut mal accueilli par beaucoup, professions réglementées (en particulier les taxis), associations familiales et parlementaires (inquiets à l’approche des élections municipales) en tête. Si Jacques Attali préconisait « le tout ou rien », le gouvernement s’est empressé de rassurer les professions réglementées, en leur offrant la possibilité de proposer leur propre réforme… Le rapport Attali est maintenant entre les mains de la Commission Copé, composée de députés UMP chargés d’examiner la « faisabilité » des mesures proposées, « leurs moyens de financement » et de proposer pour la fin avril un projet « en faveur d’une croissance durable et du plein-emploi des Français ». Apparemment en contradiction avec l’avis du chef de l’Etat, les députés ont déjà annoncé que certaines des propositions Attali ne seront pas reprises puisqu’elles remettraient en cause « les fondements et les valeurs de la société française ». Ligne sinueuse, notait-on plus haut… A ce compte, la montagne Attali accouchera-t-elle d’autre chose que d’une souris parlementaire ?

> Loi de modernisation de l’économie : objectif PME
La loi de modernisation de l’économie (LME), présentée en Conseil des ministres le 30 avril, paraît fidèle au programme du candidat Sarkozy et reprend les principaux axes de travail du gouvernement depuis un an : volet sur les entreprises, concurrence, développement du très haut débit, etc. Mais, à raison, il fait surtout la part belle aux PME : réduction des délais de paiements, baisse des droits de mutation, gommage des effets de seuils, réduction des formalités, etc. Autant de mesures qui doivent répondre à l’ambition du gouvernement de développer et de renforcer les PME, pour accroître le nombre de celles capables d’exporter (seulement 100 000 aujourd’hui sur 2,6 millions) et parvenir à l’émergence de 2000 PME de 500 salariés. Si ces mesures paraissent plutôt consensuelles et favorables au développement des PME, d’autres dispositions prévues par la loi ne font pas la même unanimité, notamment pour les fournisseurs de la grande distribution qui s’opposent à la réforme de la loi Galland proposée par le gouvernement.

> La politique économique de Nicolas Sarkozy et du gouvernement est-elle libérale ?
Si la mise en place de la commission Attali, les premiers travaux du gouvernement axés sur les PME ou certaines de ses déclarations du 24 avril dernier ont pu faire croire à la « rupture » libérale – crainte par certains, attendue par d’autres –, l’épisode Gandrange (après les épisodes Alstom en 2004 et Société Générale début 2008) et la palinodie présidentielle nous semblent suffire à clore le débat : Nicolas Sarkozy n’est pas plus libéral qu’interventionniste. Son attitude suit une ligne sinueuse pour l’essentiel, le plus souvent guidé par des considérations extra-économiques (en particulier l’état de l’opinion). Ce qui ne le prédispose pas, en France, à l’application d’une politique économique particulièrement libérale… Ni à des succès remarquables d’ailleurs. Dans le cas de l’usine Mittal de Gandrange, il perd en effet des deux côtés : en décevant des ouvriers (qui sont aussi des électeurs) qu’il avait un peu vite illusionnés, mais aussi en envoyant un signal négatif aux entreprises étrangères susceptibles de venir s’implanter et France et qui, désormais sans doute, y réfléchiront à deux fois.


3) Tableau des promesses