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		<title>Institut Thomas More - African security</title>
		<link><![CDATA[http://www.institut-thomas-more.org/en/actualite/african-security/]]></link>
		<description>African security</description>
		<pubDate>Thu, 20 Jun 2013 12:00:22 +0200</pubDate>
		<lastBuildDate>Thu, 20 Jun 2013 12:00:22 +0200</lastBuildDate>
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			<title><![CDATA[Donors' conference on Mali | Just a matter of means?]]></title>
			<link><![CDATA[http://www.institut-thomas-more.org/en/actualite/donors-conference-on-mali-just-a-matter-of-means.html]]></link>
			<description><![CDATA[<h2>
	<strong><span style="font-size:11px;"><span style="color:#b22222;"><span style="font-size:12px;"><img alt="" src="upload/media/picture-noteactu4-mai2013.jpg" style="width:180px;height:120px;margin:5px 10px;float:left;" title="" />New Note 4</span></span><span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;"> | </span></span></span></strong><span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">On Wednesday, 15th April, an international aid conference for the support and development of Mali will be held in Brussels. This conference, co-chaired by France and the European Union, in the presence of the French President, the President of the European Commission and the Acting Head of State of Mali, aims at mobilizing the international community in view of the implementation of new development policies supporting the political and military aspects of the exit strategy from the Malian crisis. Indeed, following the coup d'état of 22nd March 2012, Europe and France both suspended financial aid to Mali. The European Union already announced its intention to resume its €250 million financial contribution to Mali. France, for its part, already contributes financially to post-war Mali. Its financial assistance amounts to € 143 million of project aid operated through the AFD, € 15 million of governance support and € 15 million of budgetary aid, that should be pledged during the conference on 15th May. However, more than a matter of means, the issue of development in Mali poses a question of method | By<strong style="font-size:12px;font-family:tahoma, geneva, sans-serif;"> Patrick SEVAISTRE and Antonin TISSERON, Research Fellows at the Thomas More Institute | Available in French</strong></span></span></h2>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<p>
	 </p>
<h2 style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:14px;"><span style="color:rgb(178,34,34);">| Déjà des millions dépensés pour le Mali</span></span></h2>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:14px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Les ONG craignent que la France arrive les mains vides à cette conférence et qu’elle utilise le déblocage de crédits déjà engagés et gelés suite au coup d’État de mars 2012, dont les deux tiers sous forme de prêts, pour masquer une absence de fonds additionnels destinés au renouveau du Mali. Mais dégel des fonds engagés ou fonds additionnels, la vraie question n’est pas là.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:14px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">La crise au Mali est d’abord un échec de l’aide internationale au développement du pays. La question est de savoir pourquoi cette aide importante (1,5 milliards de dollars par an… soit 13% de son PNB !) n’a pas pu empêcher l’augmentation de la pauvreté (l’indice de développement humain est passé du 175e rang en 2007 au 182e en 2012), le mécontentement social, les inégalités, les divisions intercommunautaires ainsi que la marginalisation des populations du nord. Toutes ces raisons ont menées à l’effondrement de l’État malien et à l’occupation de la moitié de son territoire. Ce sont des éléments auxquels il convient de s’intéresser de près si l’on souhaite trouver une réponse viable et durable au marasme dans lequel le Mali s’est embourbé et qui a été un terreau favorable à l’irruption des groupes salafistes et à la criminalisation de l’espace saharo-sahélien.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:14px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Pourtant l’aide européenne, sans même évoquer l’aide américaine pour un pays considéré comme un modèle dans la région saharo-sahélienne, n’a pas manqué avec un engagement du 10e FED de plus de 560 millions d'euros entre 2008 et 2013. Une bonne partie de cette aide a été consentie sous forme d’aide budgétaire au gouvernement pour lutter contre la pauvreté et appuyer la décentralisation. Résultat : le Mali est resté l’un des États les plus centralisés d’Afrique, la société civile est resté à l’écart au profit d’une élite locale qui profite des postes créés pour mener grand train plutôt que d’œuvrer pour le bien de son territoire et de la population. Sous-administré et miné par une corruption qui gangrène aussi les collectivités locales, l’État malien s’est montré incapable, malgré l’aide dont il a bénéficié, d’englober la question du Nord du pays dans un grand mouvement de décentralisation.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:14px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">L’aide française, quant à elle, n’a pas cessé de se réduire au profit de l’aide multilatérale, laquelle passe par l’Union européenne ou les bailleurs de fonds multilatéraux. Elle est restée néanmoins conséquente avec un montant de 350 millions d’euros canalisés par l’AFD entre 2001 et 2010, y compris l’aide budgétaire et la conversion de dettes. Concentrée sur trois principaux secteurs d’intervention : le développement du secteur productif, l’eau et l’assainissement et l’éducation, l’aide-projet de l’AFD a toutefois vu son efficacité limitée par le manque de capacité des institutions bénéficiaires en tant que maîtres d’ouvrage des projets que l’agence a financés.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<h2 style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:14px;"><span style="color:rgb(178,34,34);">| L’aide budgétaire n’a pas fait la démonstration de son efficacité</span></span></h2>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:14px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Comme le souligne le rapport du Sénat du 16 avril 2013 (<strong><a href="http://www.senat.fr/notice-rapport/2012/r12-513-notice.html" target="_blank">en savoir +</a></strong>), le problème crucial auquel est confronté l’aide internationale est la capacité institutionnelle ou humaine des partenaires maliens, et plus globalement sahéliens, à absorber l’aide internationale. Or dans la situation d’un État à reconstruire, l’aide budgétaire, pratiquée tant par l’Union Européenne que par la France, et qui peut apparaitre à beaucoup comme déresponsabilisant l’État bénéficiaire, risque de nourrir une absence de vision stratégique, des retards considérables et, à nouveau, d’entraîner une mise à l’écart du secteur privé ainsi qu’une forte évaporation des crédits.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:14px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">L’aide internationale au Mali semble avoir été jusque là principalement une forme d’assistance sociale : on a favorisé le développement social souvent au détriment des investissements dans la croissance économique. Or les investissements dans les infrastructures (énergie, transport, etc.), qui permettent de faire sauter certains verrous de la croissance, s’avèrent plus efficaces pour atteindre les objectifs d’accès à la santé et à l’éducation qu’un surinvestissement dans des systèmes éducatifs et sanitaires condamnés à dépendre de l’aide internationale tant que la croissance économique ne lui fournira pas les recettes budgétaires pour les prendre en charge.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:14px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Et pourtant on va recommencer, si on en juge d’après ce qui a été annoncé… Une large concertation a été lancée à cet effet, et à juste titre, avec les diasporas maliennes, les ONG (deux cent ONG et associations françaises étaient actives sur le territoire malien, dont plus de la moitié dans les trois dernières années), les collectivités territoriales françaises qui fournissent, dans le cadre de la coopération décentralisée, un substantiel effort de développement au bénéfice du Mali… bref avec tout le monde sauf avec les entreprises françaises. </span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
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	 </p>
<h2 style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:14px;"><span style="color:rgb(178,34,34);">| S’appuyer davantage sur le secteur privé</span></span></h2>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:14px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Certes, le Quai d’Orsay a déclaré vouloir s’ouvrir davantage aux entreprises et développer un dialogue régulier avec les partenaires économiques, par le biais de la Direction Générale de la Mondialisation, mise sur pied à l’image des départements de la « globalisation » anglo-saxons. Mais sur le fond, les pouvoirs publics français ne semblent pas pour autant convaincus que les entreprises soient de bons interlocuteurs en matière de développement comme le sont les ONG, et qu’elles sont capables d’anticipation et de vision pour appuyer le secteur privé malien à devenir un véritable moteur de développement ainsi que la principale source de croissance économique et de création de richesses et d’emplois.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:14px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Pourtant les méthodes du travail du secteur privé seraient utiles aux bailleurs, en particulier à l’AFD pour l’aider à passer d’une logique de l’offre à une logique de résultat. C’est une tâche qui n’est pas simple, qui suppose un important travail méthodologique, mais qui est essentielle si on veut pouvoir évaluer cette politique. De ce point de vue, il faut garder à l’esprit que 20% seulement des projets de l’AFD sont évalués à l’achèvement. Comme l’avoue le ministre Pascal Canfin, « Nous ne savons pas vraiment quel est l'impact de notre aide… » ! L’apport et l’expertise du secteur privé serait également bénéfiques pour réorienter l’aide vers une relance de l’économie, l’instauration d’un climat d’affaires favorable, l’appui au secteur privé avec une forte composante agriculture et un appui aux transferts des diasporas, en vue de favoriser la création d’emplois et à l’investissement.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:14px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Cette mise à plat des raisons de l’échec du développement au Mali est en tout cas une occasion historique d’offrir au pays un partenariat public/privé français pour le développement, libéré des postures et des emprises traditionnelles et conduit par des partenaires à la recherche d'un intérêt commun et de bénéfices partagés pour bâtir une économie dynamique avec un secteur privé fort et capable d’offrir des perspectives d’emploi durable au Mali. Ces nouveaux modes de collaboration entre développeurs et entrepreneurs ne visent surtout pas à brouiller leurs rôles et objectifs respectifs, mais à exploiter les synergies entre acteurs du public et du privé au service du développement.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<h2 style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:14px;"><span style="color:rgb(178,34,34);">| Refonder l’État malien</span></span></h2>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:14px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Il ne pourra toutefois y avoir de réel développement durable sans renforcement de l’État et des institutions maliennes. Dans cette perspective, la reconstruction des forces de sécurité est un pré-requis indispensable dont le succès conditionne les avancées dans les autres domaines. Les défis sont énormes et ne se limitent pas à la seule dimension matérielle. La formation doit être reprise de zéro, comme l’affirmait lui-même le général Lecointre, commandant de la mission EUTM-Mali. Mais il en est de même des processus de sélection. À cet égard, l’intégration d’ex-rebelles, comme réalisée dans les années 1990, constitue un anti-modèle, aussi bien pour son impact sur l’efficacité des forces armées que ses répercussions auprès des autres soldats maliens. Les recrutements ne peuvent que se faire sur la base de la compétence par la voie de concours et la mixité ethnique.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:14px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Cette intégration rejoint la formation d’un État malien et de son modèle, auquel devra s’attacher le futur gouvernement malien mais aussi les élites locales et la Commission dialogue et réconciliation, créée pour deux ans et regroupant 33 membres. On peut d’ailleurs d’ores et déjà identifier l’écueil consistant à proposer un statut différent pour une ou plusieurs régions du Nord. D’une part, le « problème touareg » – et de manière plus générale l’intégration des populations du Nord dans l’État malien – ne pourra pas trouver de solution sans réelle proposition. D’autre part, la population du Sud n’acceptera jamais un système de deux poids et deux mesures privilégiant le Nord. Mais plus que l’autonomie, c’est le modèle de l’État malien, et à travers lui la décentralisation et les modalités de sa présence et de son organisation dans les régions du Nord, qui devra être au cœur des discussions sur l’avenir du Mali. À cet égard, la notion de « service public » est essentielle tout comme, dans un pays aux ressources contraintes, la polyvalence des hommes, des équipements et des fonctions. Le lien avec l’État et ses représentants se construit en effet dans la proximité et le sentiment que des réponses aux problèmes peuvent être apportées.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:14px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">De tels changements prendront du temps. La volonté des parties de promouvoir une véritable réconciliation n’est pas totalement avérée, comme le notait le rapport du Sénat cité plus haut. De plus, ils imposeront de dépasser les intérêts et les logiques de captation d’une partie des acteurs nationaux ou locaux. Il faudra faire accepter une remise en cause des pouvoirs et de l’influence acquis durant le régime précédent. Cependant, dans ces débats à venir, la France et la communauté internationale auront un rôle essentiel pour accompagner les autorités maliennes, mais aussi contribuer à recréer de la confiance entre ses membres. Un exemple existe d’ailleurs dans l’histoire malienne avec le Pacte national de 1992, qui a soulevé beaucoup d’espoirs, même si dans le domaine de l’intégration des groupes armés il a montré ses limites, et qu’aujourd’hui les populations de la région de Kidal ne sont pas prêtes à recevoir sans surveillance internationale des soldats maliens.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:14px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Dans ce contexte, organiser des élections en juillet risque d’exacerber les divisions et tensions, d’autant que les conditions matérielles de leurs tenues dans les meilleures conditions ne seront très probablement pas réunies. Cependant, à l’inverse, un enlisement du processus politique serait un signal négatif très fort à l’adresse des Maliens sur la volonté de la France et de la communauté internationale d’améliorer la gouvernance. Découpler élections présidentielles et législatives en organisant seulement les premières en juillet permettrait de concilier avec pragmatisme l’engagement international et les contraintes matérielles, pour permettre à la fois d’avancer sur le processus de refondation de l’État malien et préserver la crédibilité de la France et de la communauté internationale. En effet, alors que ces derniers ont réaffirmé à plusieurs reprises leur volonté d’organiser les élections fin juillet, la crédibilité est essentielle pour peser sur la réconciliation et le renforcement de la bonne gouvernance, au risque de voir le discrédit des élites locales pousser une jeunesse désœuvrée vers le wahhabisme et son idéal égalitaire et révolutionnaire.</span></span></p>
<div>
	 </div>
<p>
	 </p>
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	 </p>
<table border="0" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width:750px;"><tbody><tr><td style="background-color:rgb(204,204,204);">
				<p>
					 </p>
				<p>
					 </p>
				<h2 style="text-align:right;">
					<span style="font-size:14px;"><a href="upload/media/noteactu4-mai2013.pdf" target="_blank" title="NoteActu4-Mai2013"><span style="color:rgb(178,34,34);">Download</span></a> <span style="color:rgb(0,0,0);">this publication | in French | 4 pages | 400 Ko   </span></span></h2>
				<p>
					 </p>
				<p>
					 </p>
			</td>
		</tr></tbody></table><div>
	 </div>
]]></description>
			<pubDate>Tue, 14 May 2013 10:00:00 +0000</pubDate>
			<comments><![CDATA[http://www.institut-thomas-more.org/en/actualite/donors-conference-on-mali-just-a-matter-of-means.html]]></comments>
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		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[French military intervention in Mali | What perception in the Arab-Muslim world?]]></title>
			<link><![CDATA[http://www.institut-thomas-more.org/en/actualite/french-military-intervention-in-mali-what-perception-in-the-arab-muslim-world.html]]></link>
			<description><![CDATA[<p>
	<strong><span style="font-size:11px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;"><img alt="" src="upload/media/picture-tisseronmasteau-avril2013.jpg" style="width:180px;height:120px;margin:5px 10px;float:left;" title="" /></span></span></strong><strong><span style="font-size:11px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Nearly three months after the beginning of the operation « Serval » in Mali, a country whose population is at 90% Muslim, the Thomas More Institute is dealing with a little-discussed issue: the perception of the French intervention within the Arab and Islamic world and its consequences in the political positions of States and many non-governmental organizations. We conducted a strategic watch based on the collection of information from a hundred of sources that enabled us to categorize the diverse and often opposed protagonists and political positions. It also resulted in a dynamic reading grid summarizing the evolution of those positions over time, as the operation deployed on the ground and delivered results. Noticeably, the political positions, and especially those of States, changed over time. From an overall hostile or reserved reaction, they switched to a mostly silent approval. Why? How? The following study uncovers the issue | By Antonin TISSERON, Research Fellow at the Thomas More Institute and Sébastien MASTEAU, Research Assistant Research Assistant on International Affairs | Available in French</span></span></strong></p>
<p>
	 </p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Dans les jours qui suivent son lancement, l’opération Serval est fortement critiquée dans le monde arabo-musulman. Ingérence occidentale, intervention « illégale », « antimusulmane » et « néocolonialiste », les arguments ne manquent pas… Ces condamnations de l’intervention militaire française au Mali, qui émanent d’acteurs pluriels, ne sont pas sans évoquer les discours des groupes djihadistes et leur rhétorique.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Si ces dénonciations de la politique française occupent le devant de la scène politique et médiatique, plusieurs pays prennent toutefois position en faveur de l’intervention militaire au Mali, encore que leur soutien soit le plus souvent tacite et indirect afin de ménager des opinions publiques largement réticentes. Mais progressivement, le camp des partisans de l’intervention se renforce et celui des opposants se fissure sous le poids de la realpolitik, de l’évolution des opérations militaires ainsi que des manœuvres diplomatiques de la France et des États africains engagés dans le conflit. En cela, les discussions sur le bien-fondé de l’intervention française sont un révélateur des dynamiques plurielles qui animent les acteurs du monde arabo-musulman, unis derrière une même religion mais aux positionnements et intérêts divers, voire concurrents.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<br /><table border="0" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width:750px;"><tbody><tr><td style="background-color:rgb(204,204,204);">
				<p>
					 </p>
				<h2 style="text-align:right;">
					<span style="font-size:12px;"><a href="upload/media/tisseronmasteau-avril2013.pdf" target="_blank" title="Tisseron&amp;Masteau-Avril2013">Téléchargez</a> <span style="color:#000000;">cette publication | 10 pages | 555 Ko   </span></span></h2>
				<p>
					 </p>
			</td>
		</tr></tbody></table><p>
	 </p>
<div>
	 </div>
]]></description>
			<pubDate>Tue, 16 Apr 2013 18:00:00 +0000</pubDate>
			<comments><![CDATA[http://www.institut-thomas-more.org/en/actualite/french-military-intervention-in-mali-what-perception-in-the-arab-muslim-world.html]]></comments>
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		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Mali | The Franco-American relations to the test of the operation Serval]]></title>
			<link><![CDATA[http://www.institut-thomas-more.org/en/actualite/mali-the-franco-american-relations-to-the-test-of-the-operation-serval.html]]></link>
			<description><![CDATA[<p>
	<strong style="font-size:11px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;"><img alt="" src="upload/media/picture-tisseron-2-mars2013.jpg" style="width:180px;height:120px;margin:5px 10px;float:left;" title="" /></span></strong><strong><span style="font-size:11px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Text of the speech of Antonin TISSERON, Research Fellow at the Thomas More Institute, to the seminar "France, USA | Different perspectives of a new Arab world" organized by IFRI, in partnership with New York University Paris, March 15, 2013 in Paris | Available in French</span></span></strong></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">À la suite de la chute du régime libyen de Kadhafi, le septentrion malien s’est embrasé avec la reprise de la rébellion par le Mouvement National de libération de l’Azawad (MNLA) en janvier 2012, dont le chef d’état-major est d’ailleurs alors un revenu de Libye, puis son éviction des principales villes du Nord-Mali par des groupes jihadistes. La menace représentée par les groupes jihadistes pour le sud du Mali et la difficile mobilisation des pays de la Cédéao ont entraîné, le 11 janvier 2013, le déclenchement de l’opération Serval avec l’envoi de militaires français, rapidement rejoints par des contingents africains.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Cette intervention française, qui rompt avec la posture mise en avant par la France dans le domaine de la lutte contre le terrorisme au Sahel, a semblé amorcer une remise en cause des relations franco-américaines dans la région. Cependant, cette réticence de Washington à appuyer l’engagement militaire de la France sur le dossier malien ne doit pas être sur-interprétée. Les intérêts et perceptions sont complémentaires dans le domaine de la lutte contre le terrorisme. Bien au contraire, insister sur les divergences peut affecter une coopération nécessaire pour répondre aux enjeux et défis qui se posent et se poseront au Mali et dans la sous-région dans les mois à venir.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<h2 style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;">| Washington et Serval : un appui progressif</span></h2>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Le 11 janvier, soit quelques heures après le déclenchement de l’opération Serval, la Maison Blanche affirmait qu’elle partageait les objectifs de la France au Mali. « Nous avons pris note du fait que le gouvernement malien avait demandé de l'aide, et nous partageons l'objectif français d'empêcher des terroristes de bénéficier d'un sanctuaire dans la région », déclarait Tommy Vietor, porte-parole du Conseil de sécurité national.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Ceci étant, l’appui est timide voire « minimal ». Certes, dès les premiers jours de l’opération française, Washington fournit des moyens de reconnaissance, satellites et drones, puis des avions de transport C-17. Mais plus d’une semaine après le déclenchement des opérations, la demande française concernant les capacités américaines de ravitaillement en vol est encore à l’étude à Washington. Quant aux C-17, il est même question de facturer les heures de vol (20 millions de dollars – finalement non demandés).</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Bien loin d’être immédiat, l’engagement américain ne devient franc que deux semaines après le déclenchement des opérations militaires. Fin janvier, la gratuité des moyens de transport et l’ajout des moyens de ravitaillement en vol sont annoncés, suivis le 11 février par une aide militaire d’urgence de 50 millions de dollars destinée aux troupes françaises et tchadiennes. Onze jours plus tard enfin, dans une lettre adressée aux parlementaires américains, le Président Barack Obama annonce l’arrivée au Niger de 40 personnels américains pour « provide support for intelligence collection and [...] facilitate intelligence sharing with French forces conducting operations in Mali, and with other partners in the region » (1).</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<h2 style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;">| Grilles de lectures d’une perception américaine</span></h2>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Débats au sein de l’administration américaine, crainte d’être aspiré dans un nouveau conflit sur un théâtre secondaire, volonté de rester cohérent avec un discours politique voire même d’adresser un message à Paris, plusieurs grilles de lecture peuvent être avancées pour expliquer cet attentisme de Washington.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">D’un point de vue politique et diplomatique, il y a d’abord la préférence pour une solution politique affichée par la diplomatie américaine durant l’année 2012. Les États-Unis ont en effet freiné une éventuelle intervention militaire internationale au Mali, prônant tout comme Alger une solution politique. En décembre 2012, l’ambassadrice américaine à l’ONU Susan Rice déclarait même devant l’organisation à propos des plans militaires français : « It ‘s crap ».</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">La demande d’assistance de la France en janvier est ensuite d’autant moins favorablement perçue qu’elle intervient moins de deux semaines après la médiatisation du retrait des troupes combattantes d’Afghanistan, et qu’elle fait écho aux attentes américaines déçues de voir les Européens investir davantage pour leur sécurité et moins reposer sur l’allié américain.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">D’un point de vue militaire, les États-Unis craignent un bourbier malien (en créant un abcès jihadiste international) et de voir, tout comme en Irak et en Afghanistan, une augmentation des problèmes plus que des solutions avec l’engagement massif de forces occidentales. Or en cas d’enlisement – craint dans les premiers jours de l’opération Serval avant les offensives sur les villes de la Boucle du Niger –, Paris pourrait appeler des forces américaines car se retrouvant dans une situation devenue ingérable. Suivant cette perspective, l’engagement a minima est un message adressé par Washington à Paris sur les limites de ce que la France peut attendre de son allié.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Mais surtout, la situation au Mali renvoie les dirigeants américains à l’échec de leur politique dans le pays. Malgré plusieurs millions de dollars dans le cadre du Trans-Sahara Counter Terrorism Partnership (TSCTP) (2) et une aide bilatérale importante (3), le Mali a sombré en quelques mois. Un article du New York Times publié le 13 janvier 2013 est assez révélateur de l’ambiance qui règne alors dans certains cercles du Pentagone (4). Comme le rappellent les trois journalistes à l’origine du papier : d’une part, les unités de l’armée entraînées par les États-Unis se sont avérées être à la base de la défaite militaire du pays, les chefs de ces unités étant des Touareg qui ont rapidement fait défection en faveur de l’insurrection ; d’autre part, le capitaine Sanogo, qui a pris le pouvoir en mars 2012 avec la fuite d’Amadou Toumani Touré, a bénéficié de programmes de formation américains.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<h2 style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;">| France et États-Unis : des intérêts et visions proches</span></h2>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Sur le fond cependant, l’intervention française au Mali – à condition bien entendu qu’elle se déroule pour le mieux et ne s’enlise pas – fait les affaires de Washington. Elle est l’occasion de rappeler aux alliés des États-Unis qu’ils doivent assumer leur part du fardeau de la sécurité mondiale et ne pas construire leur politique étrangère en comptant indéfiniment sur des moyens américains. Pour Phillip Carter, ancien officier proche de l’administration Obama et expert au Center for a New American Security, c’est d’ailleurs l’intérêt de la politique « d’amour vache » de la Maison Blanche envers la France dans les jours suivant le déclenchement l’opération Serval.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Plus important, les intérêts de Paris et de Washington et même leur vision de l’avenir de la région sont complémentaires.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Premièrement, pour les États-Unis le Sahara est un théâtre somme toute secondaire par rapport au Moyen-Orient et à l’Asie. L’engagement français est, ce faisant, une opportunité de réduire la menace terroriste dans la région et d’initier des changements dans un Mali considéré comme le « maillon faible » de la lutte anti-terroriste. Certes, celle-ci est relative pour Washington (encore que l’attaque du consulat à Benghazi et la prise d’otages d’In Amenas ont pu influer sur les perceptions des dirigeants américains). Mais depuis 2002 et la mise en place de la Pan Sahel Initiative (programme visant à former à la lutte contre les groupes armés au moins une compagnie dans quatre pays : Mauritanie, Mali, Niger et Tchad), empêcher l’établissement d’une zone pouvant servir de refuge à des terroristes de la région ou internationaux était un objectif de Washington dans la région. Autrement dit, en détruisant la base d’AQMI dans la vallée d’Amettetaï et en empêchant le groupe et ses alliés de prendre le contrôle de tout le Mali, la France contribue à la sécurité des États-Unis.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Deuxièmement, la France et les États-Unis n’ont pas une conception éloignée de l’avenir du Mali. Certes, le rapport à la force diffère (dans une sorte d’inversion par rapport aux débats sur une intervention militaire en Irak en 2003). Le 29 janvier par exemple, Victoria Nuland, porte-parole du département d’État, déclarait que les problèmes du Mali devaient « trouver une solution qui ne soit pas purement sécuritaire ». Mais sur le fond, Paris et Washington ont des positions proches : comme l’a rappelé à plusieurs reprises le porte-parole de l’ambassade de France à Bamako, et notamment le 6 décembre dernier, « la France reste convaincue du besoin de combiner approches politique, sécuritaire et humanitaire afin de parvenir à un règlement durable de la crise que traverse le Mali » (5). Serval n’est qu’un aspect d’une réponse plus globale. Paris, comme Washington, estime qu’une réponse politique est nécessaire et que la force n’est pas une solution, tout au plus une partie de la solution.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<h2 style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;">| Une nécessité d’agir de conserve</span></h2>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Si mettre en exergue les différences peut répondre à des considérations tactiques, Paris et Washington ont donc tout à gagner à agir de conserve sur un dossier malien complexe d’autant que, sans relais des autorités maliennes, des Africains et de la communauté internationale, les opérations militaires françaises ne seront guère plus qu’une action de courte durée sans effet stratégique réel.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Une véritable stratégie de sortie de crise impose en effet de peser sur des acteurs maliens qui sont les premiers responsables et les premiers affectés par la situation de leur pays. Or l’ampleur de la tâche impose une coordination des efforts et des politiques face à des défis complexes : amener le MNLA à déposer les armes et intégrer le jeu politique ; appuyer l’émergence d’acteurs maliens responsables (c’est-à-dire souhaitant réduire la corruption, réformer l’État et les mœurs) ; favoriser de réelles dynamiques de réconciliation ; reconstruire l’armée malienne sur de nouvelles bases ; désarmer les groupes ; initier des programmes de développement répondant aux aspirations de la population ; lutter contre les discours radicaux...</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">À cet égard, et je terminerai là-dessus car il s’agit d’un point central de la position américaine concernant le Mali, il peut être dangereux de voir des élections comme une solution, de trop en attendre. Il s’agit d’un préalable dans un système international plaçant au centre de son échelle de valeur l’échelle nationale et la « démocratie », éventuellement d’un moyen de renforcer un « pouvoir politique » devant les militaires. De même, des élections sont un prérequis nécessaire à tout engagement américain dans le renforcement des capacités de l’armée malienne. Mais elles posent nombre de questions : la majorité des Maliens souhaitent-t-ils des élections ? Quelles sont les attentes à satisfaire rapidement, ne serait-ce pour que l’intervention en cours ne perde pas sa légitimité ? L'État est-il assez fort et impartial pour garantir une élection incontestable ? Les parties en présence vont-elles jouer le jeu électoral en se présentant et en acceptant le résultat ?</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Bref, les élections vont-elles créer de la stabilité ou, au contraire, nourrir l’instabilité ? L’ensemble des acteurs engagés au Mali doit s’interroger sur ce que l’on peut attendre d’un processus électoral, tout comme la France et les États-Unis doivent impérativement interroger les limites de leurs politiques dans le pays ces dernières années afin de le sortir de la spirale dans laquelle il s’est enfermé.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<h2 style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:11px;">| Notes</span></h2>
<p>
	<span style="font-size:11px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">(1) <a href="http://www.whitehouse.gov/the-press-office/2013/02/22/letter-president-concerning-niger" target="_blank">http://www.whitehouse.gov/the-press-office/2013/02/22/letter-president-concerning-niger</a>.</span></span></p>
<p>
	<span style="font-size:11px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">(2) Sur le TSCTP, voir : Antonin Tisseron, « Quels enseignements de la stratégie américaine au Sahel ? », (Fondation Gabriel Péri, 11 décembre 2012, <a href="http://www.gabrielperi.fr/IMG/pdf/tisseron-sahel.pdf" target="_blank">http://www.gabrielperi.fr/IMG/pdf/tisseron-sahel.pdf</a>) et « L’échec de la stratégie américaine » <em>(Le Magazine de l’Afrique</em>, mars-avril 2013, pp. 24-25).</span></span></p>
<p>
	<span style="font-size:11px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">(3) Pour l’aide au développement dans un cadre bilatéral, les États-Unis ont engagé ces dernières années au Mali des crédits considérables. En 2010, il a ainsi reçu 123 millions de dollars, pour 19 millions pour le Niger et moins de 10 millions pour la Mauritanie (Henri Plagnol et François Loncle, <em>La situation sécuritaire dans les pays de la zone sahélienne</em>, Rapport d’information n°4431 de l’Assemblée nationale française, 6 mars 2012). D’ailleurs, la difficile mobilisation de la Cédéao sonne comme un aveu d’échec pour la France aussi, qui avait entrepris dans la seconde moitié des années 1990 de développer les capacités africaines pour africaniser la gestion des conflits sur ce continent.</span></span></p>
<p>
	<span style="font-size:11px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">(4) Adam Nossiter, Eric Schmitt et Mark Mazzetti, « French Strikes in Mali Supplant Caution of U.S. », <em>New York Times</em>, 13 janvier 2013, <a href="http://www.nytimes.com/2013/01/14/world/africa/french-jets-strike-deep-inside-islamist-held-mali.html?hp&amp;_r=1&amp;" target="_blank">http://www.nytimes.com/2013/01/14/world/africa/french-jets-strike-deep-inside-islamist-held-mali.html?hp&amp;_r=1&amp;</a>.</span></span></p>
<p>
	<span style="font-size:11px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">(5) Déclaration du porte-parole de l’ambassade de France à Bamako, 6 décembre 2012.</span></span></p>
<div>
	 </div>
<div>
	 </div>
<div>
	 </div>
<div>
	 </div>
<div>
	<table border="0" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width:750px;"><tbody><tr><td style="background-color:rgb(204,204,204);">
					<p>
						 </p>
					<h2 style="text-align:right;">
						<span style="font-size:12px;"><a href="upload/media/tisseron-2-mars2013.pdf" target="_blank" title="Tisseron-2-Mars2013">Téléchargez</a> <span style="color:#000000;">cette publication | 4 pages | 500 Ko    </span></span></h2>
					<p>
						 </p>
				</td>
			</tr></tbody></table></div>
<p>
	 </p>
]]></description>
			<pubDate>Fri, 15 Mar 2013 13:00:00 +0000</pubDate>
			<comments><![CDATA[http://www.institut-thomas-more.org/en/actualite/mali-the-franco-american-relations-to-the-test-of-the-operation-serval.html]]></comments>
			<guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://www.institut-thomas-more.org/en/actualite/mali-the-franco-american-relations-to-the-test-of-the-operation-serval.html]]></guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[AQIM | What change the death of Abu Zeid?]]></title>
			<link><![CDATA[http://www.institut-thomas-more.org/en/actualite/aqim-what-change-the-death-of-abu-zeid.html]]></link>
			<description><![CDATA[<p>
	<strong><span style="font-size:10px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;"><img alt="" src="upload/media/picture-tisseron-mars2013.JPG" style="width:180px;height:120px;margin:5px 10px;float:left;" title="" /></span></span></strong><strong><span style="font-size:10px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Abu Zeid, one of the main leaders of al-Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM), was killed Friday in fighting in northern Mali, according to Chadian President Idriss Déby. Death not confirmed by Paris, but would a strong impact on the terrorist organization | Interview with Antonin TISSERON, Research Fellow at the Thomas More Institute | Atlantico, March 2, 2013 | Available in French</span></span></strong></p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<h2 style="text-align:left;">
	<span style="font-size:11px;">Abou Zeid, cadre haut-placé d'Al-Qaïda au Maghreb islamique aurait été tué lors d'un raid français dans le Nord Mali. Si sa mort est confirmée, cela va-t-il affaiblir AQMI ?</span></h2>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Oui, indéniablement, AQMI serait affaiblie par la mort d’Abou Zeid. Cela poserait –puisque la France n’avait encore rien confirmé le 2 mars au matin et, qu’à plusieurs reprises déjà, tant Zeid que Belmokhtar ont été annoncés comme morts– la question de la présence militaire d’AQMI dans le Sahara, et même de l’influence des dirigeants d’Al Qaïda dans la région. En effet, comme le rappelait en 2010 Jean-Pierre Filiu, Zeid avait une connexion directe avec Al-Qaïda central, et notamment l'Égyptien Ayman Al Zawahiri.</span></span></p>
<p>
	 </p>
<h2 style="text-align:left;">
	<span style="font-size:11px;">Qui pourrait lui succéder en termes de leadership ? Makhar Bel Mokhtar ?</span></h2>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">C’est une bonne question. Elle est pour l’instant soumise à l’annonce de la mort d’Abou Zeid par le chef d’AQMI. Quoi qu’il en soit, une succession ne sera pas facile. Zeid est la figure de proue d’AQMI au Sahel, voire même selon Mathieu Guidère le dernier représentant officiel de l’organisation dans la région. Ensuite, si AQMI souhaite rester dans le Sahara après l’offensive militaire menée par la France et ses alliés, elle devra choisir un homme qui connaît bien la zone et un meneur d’hommes, ce qui restreint les possibilités. Comme vous le suggérez, Belmokhtar serait un successeur potentiel. Ceci étant, il a pris ses distances avec AQMI fin 2012 et les relations entre Belmokhtar et Droukdel ont été à plusieurs reprises ces dernières années conflictuelles. Un éventuel retour dans l’organisation de Belmokhtar montrerait ainsi qu’AQMI ne dispose pas d’autre possibilité, et pourrait être interprété comme un signe de la faiblesse du mouvement. Une autre hypothèse serait, pour AQMI, d’adouber un mauritanien ou un malien, ce qui serait un geste fort dans le sens ou il marquerait la fin d’une hégémonie algérienne. Reste à voir si la direction y est prête.</span></span></p>
<p>
	 </p>
<h2>
	<span style="font-size:11px;">Considéré comme l’instigateur des enlèvements d’étrangers, peut-on parier sur un changement de stratégie, moins d’otages ?</span></h2>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Abou Zeid est un partisan du djihad global et de l’application stricte de la charia. Indéniablement, sa mort affaiblirait en cela la ligne dure au sein d’AQMI. Cependant, il ne faut pas oublier que Droukdel est aussi un rigoriste qui souhaitait appliquer la charia dans le nord du Mali. Surtout, les prises d’otages ne sont pas seulement un acte religieux : les Occidentaux capturés sont une ressource politique et financière. Alors le choix d’un éventuel successeur indiquera si oui ou non la direction d’AQMI a opté pour un assouplissement idéologique au nom d’un pragmatisme combattant. Mais de là à considérer que la mort de Zeid réduise l’attrait que constituent les prises otages, cela me semble très peu probable.</span></span></p>
<p>
	 </p>
<h2>
	<span style="font-size:11px;">En quoi sa mort pourrait-elle faciliter, ou compliquer, l’action de la France au Mali ?</span></h2>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Je ne pense pas que la mort de Zeid facilite ou complique particulièrement l’action de la France au Mali. Certes, elle mettrait fin à un ennemi sévissant dans la zone depuis 2003 et son apparition lors du rapt de 32 touristes européens dans le grand sud algérien, revendiqué par Abderrezak el Para. Il s’agirait également d’une victoire symbolique, même si elle pose des questions sur l’avenir des otages et les nouveaux interlocuteurs dans le cadre de discussions. Mais je crois qu’il faudrait surtout la prendre comme un révélateur de la violence des coups qui sont portés aujourd’hui dans le nord du Mali par les opérations conjointes tchadiennes et françaises. Des coups qui ne doivent pas faire oublier que la principale difficulté au Mali réside dans la construction d’une paix solide et durable, à travers des actions politiques dans lesquelles Paris n’a d’autre choix que de s’engager.</span></span></p>
<div>
	 </div>
<div>
	 </div>
<div>
	 </div>
<div>
	<table border="0" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width:750px;"><tbody><tr><td style="background-color:rgb(204,204,204);">
					<h2 style="text-align:right;">
						<span style="font-size:12px;"><span style="color:#000000;">Read this publication on </span><a href="http://www.atlantico.fr/decryptage/aqmi-que-mort-abu-zeid-changerait-antonin-tisseron-656207.html" target="_blank">Atlantico   </a></span></h2>
				</td>
				<td style="background-color:rgb(204,204,204);width:150px;">
					<p>
						 </p>
					<p style="text-align:center;">
						<img alt="" src="upload/media/atlantico.png" style="width:120px;height:50px;" title="" /></p>
					<p>
						 </p>
				</td>
			</tr></tbody></table></div>
<p>
	 </p>
]]></description>
			<pubDate>Sat, 02 Mar 2013 11:00:00 +0000</pubDate>
			<comments><![CDATA[http://www.institut-thomas-more.org/en/actualite/aqim-what-change-the-death-of-abu-zeid.html]]></comments>
			<guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://www.institut-thomas-more.org/en/actualite/aqim-what-change-the-death-of-abu-zeid.html]]></guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[100 million spent... but is the war in Mali really started?]]></title>
			<link><![CDATA[http://www.institut-thomas-more.org/en/actualite/100-million-spent-but-is-the-war-in-mali-really-started.html]]></link>
			<description><![CDATA[<p>
	<strong><span style="font-size:10px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;"><img alt="" src="upload/media/picture-tisseron-2-fev2013.jpg" style="width:180px;height:120px;margin:5px 10px;float:left;" title="" /></span></span></strong><strong style="font-size:10px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">France has recently welcomed to have spent only 100 million euros in the intervention in Mali. The game is far from being completed while another phase of the conflict brought about the guerrilla is in the process of initiating | Interview with Antonin TISSERON, Research Fellow at the Institut Thomas More | Available in French | Atlantico 27 February 2013</span></strong></p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<h2>
	<span style="font-size:11px;">Jusqu'ou peut aller la « guerre asymétrique » qui semble fonder la nouvelle stratégie des djihadistes ? Est-on en train d'entrer dans la phase véritablement déterminante du conflit malien ? </span></h2>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Cette idée de nouveauté à propos de la stratégie de guérilla doit être relativisée. Elle évoque les actions d’Al Qaïda au Maghreb islamique, en Algérie notamment, ou les opérations de harcèlement sur d’autres théâtres, et était très probablement envisagée et préparée (avec la constitution de caches d’armes) avant le déclenchement de l’opération Serval. Concernant les limites, il n’y en a pas en soi, si ce n’est relatives aux capacités humaines et matérielles des groupes armés, au Mali mais aussi dans les autres pays de la région à commencer par ceux qui sont engagés dans la MISMA ou à ses côtés. Les ressortissants et intérêts français sont d’ailleurs loin d’être les seuls cibles des djihadistes ou des groupes affiliés. Il faut s’attendre à un niveau diffus d’insécurité dans l’ensemble de la région dans les semaines voire mois à venir, avec des pics plus ou moins réguliers et deux épicentres : dans le nord du Mali et le nord du Nigéria comme l’a rappelé la prise en otage de sept français la semaine dernière. De ce point de vue, on est bien entré dans une nouvelle phase du conflit, qui sera longue et se règlera à la fois à travers des opérations militaires et une reconstruction politique. Mais la phase déterminante du conflit malien aujourd’hui se déroule dans le massif des Ifoghas, et non dans la Boucle du Niger.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<h2>
	<span style="font-size:11px;">Les pays de la CEDEAO ont demandé à ce que l'aide financière de la communauté internationale soit doublée pour atteindre 950 millions de dollars. Cette réévaluation révèle-t-elle une prise de conscience quant à la difficulté de la tâche qui attend les pays africains ?</span></h2>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Oui, très clairement. Cette demande d’augmentation de l’aide internationale traduit à la fois une prise de conscience devant des opérations qui s’annoncent longues et exigeantes en termes d’effectifs, mais aussi une forme d’inquiétude et une cruelle réalité économique. Les États membres de la Cédéao sont dépendants de l’aide internationale pour une opération financée par des bailleurs étrangers. Toute augmentation des effectifs ou tout dépassement de la durée initialement prévue implique donc une augmentation des financements. Par contre, reste à voir quelle va être la réaction de la communauté internationale au regard des arguments qui seront avancés par la Cédéao pour justifier de cette importante rallonge budgétaire.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<h2>
	<span style="font-size:11px;">La Misma a par ailleurs déployé plus de 6000 hommes contre les 3300 annoncés initialement. Aura-t-elle les possibilités de maintenir une force d'occupation sur place pendant plusieurs mois ?</span></h2>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">C’est une bonne question car réunir ces 6 000 hommes a constitué un véritable défi. Fin 2012, seuls deux pays de la Cédéao avaient un bataillon disponible : le Niger, qui a bénéficié d’efforts de coopération de la part de la France depuis deux ans, et le Togo, qui se préparait à prendre une relève dans la mission de l’ONU en Côte d’Ivoire. De plus, plusieurs pays de la région font face à des situations politiques internes fragiles, comme la Côte d’Ivoire ou même le Nigeria, dont les troupes mènent des opérations contre les groupes armés du Delta du Niger et les islamistes de Boko Haram, liés à Al Qaïda au Maghreb islamique. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle la contribution des 2 000 hommes de l’armée tchadienne est jugée si indispensable par Paris. Mais quoi qu’il en soit, pour la Cédéao, la Misma est une opportunité pour améliorer dans les années à venir la contribution de l’organisation à la sécurité africaine. C’est une opération exigeante mais potentiellement riche d’enseignements.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<h2 style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:11px;">L'objectif de départ du gros des forces françaises en mars reste t-il tenable dans cette situation ?</span></h2>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Les discours sur un départ au mois de mars ont toujours fait question. Après, je pense qu’il faut les prendre avec des nuances. C’est un objectif de l’exécutif français qui, de toute façon, est contraint par le déploiement des forces africaines et les opérations en cours. En fait, la vraie interrogation concerne le rythme de la diminution du dispositif français et le nombre d’hommes qui seront amenés à rester au Mali aux côtés de la Misma et des forces tchadiennes. Il n’est même pas certain que l’état-major le sache réellement à Paris. Des hypothèses et des scénarios existent, mais qui sont pour l’instant conditionnés par l’issue des affrontements en cours dans le massif des Ifoghas et aux opérations de sécurisation dans la Boucle du Niger. En tout état de cause, la France n’est pas disposée aujourd’hui à partir si la situation sécuritaire et politique ne garantit pas un retour à la paix du Mali.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<h2>
	<span style="font-size:11px;">Plusieurs officiers de l'armée malienne affirment que les groupes islamistes disposent de « la capacité de destruction d'une armée ». Un tel constat est-il fondé ?</span></h2>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">C’est difficile à dire à partir des informations rendues publiques. Il est pas contre certain que les groupes armés de la région ont récupéré de nombreuses armes des stocks libyens, avec pour effet de bouleverser les rapports de forces régionaux comme l’a montré l’offensive victorieuse du MNLA début 2012, puis des stocks des unités maliennes présentes dans le nord du Mali. Ceci étant, la « capacité de destruction » avancée par les officiers maliens auxquels vous faites référence doit être relativisée à l’aune de l’efficacité très relative de l’armée malienne mais aussi de ses équipements. Elle n’a rien à voir avec celle d’une armée occidentale.</span></span></p>
<div>
	 </div>
<div>
	 </div>
<div>
	<table border="0" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width:750px;"><tbody><tr><td style="background-color:rgb(204,204,204);">
					<h2 style="text-align:right;">
						<span style="font-size:12px;"><span style="color:#000000;">Lire cette publication sur le site d'</span><a href="http://www.atlantico.fr/decryptage/100-millions-euros-depenses-mais-guerre-au-mali-t-elle-vraiment-commence-antonin-tisseron-652429.html" target="_blank">Atlantico   </a></span></h2>
				</td>
				<td style="background-color:rgb(204,204,204);width:150px;">
					<p>
						 </p>
					<p style="text-align:center;">
						<img alt="" src="upload/media/atlantico.png" style="width:120px;height:50px;" title="" /></p>
					<p>
						 </p>
				</td>
			</tr></tbody></table></div>
<p>
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			<pubDate>Wed, 27 Feb 2013 16:00:00 +0000</pubDate>
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