Sécurité et défense européenne
Jeudi, 19 Novembre, 2015

Analyse | Les attentats du 13 novembre doivent nous convaincre d’une chose – que certains déniaient encore après ceux de janvier dernier : nous sommes en guerre. Assurément elle sera longue, difficile et sanglante. Il faudra la conduire sur le théâtre extérieur comme sur le théâtre intérieur. Elle demandera des moyens et des outils. Mais elle réclamera avant tout qu’on se persuade qu’elle est autant culturelle et morale que militaire, policière ou judiciaire. La guerre qui nous attend exigera de nous autant de force d’âme que de force d’armes | Par Jean-Thomas LESUEUR, délégué général de l’Institut Thomas More

Après les terribles attentats qui ont touché la France le 13 novembre, les armes parlent (...)




Lundi, 16 Novembre, 2015

Analyse | La polémique sur l’usage sémantique du mot « guerre » fait rage, occupe les médias, les responsables politiques, les commentateurs et enflamme Internet et les réseaux sociaux. La réponse est pourtant simple : « Oui » ! Encore faudra-t-il expliquer de quelle guerre il s’agit… | Par Paul GOLDSCHMIDT, membre du Conseil d'orientation de l'Institut Thomas More

Que recouvre l’utilisation du « Nous » ? Comme cela a été le cas lors des attaques du 11 septembre aux États-Unis, l’attaque contre la France est une agression contre un pays membre de l’OTAN. Par conséquent, en vertu du Chapitre VII du traité, cette attaque constitue une attaque contre chacun d’eux et implique une réponse coordonnée et (...)




Mercredi, 28 Octobre, 2015

Note d'actualité 35 | Pour l’Europe, la Turquie recouvre des enjeux qui dépassent la seule crise migratoire, et la gravité de la situation géopolitique de ce pays appelle une attention soutenue et grave. Si la tentation autocratique d’Erdogan hypothèque l’avenir d’un pays et inquiète à juste titre, Bruxelles et les capitales européennes n’ont pas d’autre choix que de remettre les choses à plat. Plutôt que de relancer un processus d’intégration à l’Union européenne qui n’est pas souhaitable, ils doivent négocier un vrai partenariat géopolitique avec la Turquie | Par Jean-Sylvestre MONGRENIER, chercheur associé à l'Institut Thomas More et chercheur à l'Institut Français de Géopolitique (...)




Mardi, 28 Juillet, 2015

Opinion | Dans le discours français, « atlantiste » est un mot inducteur, chargé d’affects, censé disqualifier la personne ainsi désignée. Il en est ainsi depuis que le général de Gaulle a décidé du retrait du commandement militaire de l’OTAN (7 mars 1966). Aussi, lorsque le président Sarkozy a officialisé le retour de la France dans le commandement militaire de l’OTAN, certains ont crié à la trahison. Au vrai, la décision n’a pas été soudaine et elle doit être mise en perspective. Depuis, François Hollande a entériné la décision arrêtée par son prédécesseur, le sujet a perdu en intensité dramatique et la polémique s’épuise. Il reste que la pleine participation de la France à l’OTAN (...)




Jeudi, 9 Juillet, 2015

Points clés 5 | Il serait erroné de penser que la question grecque est seulement économique. Le problème est aussi géopolitique. Si la Grèce doit sortir de la zone euro, il faudra accompagner le mouvement et s’efforcer de préserver la stabilité géopolitique de la région | Par Jean-Sylvestre MONGRENIER, chercheur associé à l’Institut Thomas More

Avec la victoire du « non » au référendum du 5 juillet, la perspective d’un « Grexit » se précise un peu plus. Au fil des négociations, les dirigeants européens auront voulu ignorer le fait que Syriza est une formation d’extrême-gauche, néo-communiste et jusqu’auboutiste. L’ADN politique de Tsipras et de Syriza pousse à la fuite en avant et il était (...)