
En ce début de XXIe siècle, le bilan de 50 ans d'aide au développement et de lutte contre la pauvreté est plus que mitigé. Des centaines de milliards de dollars ont été dépensé, non pas pour rien, mais pour peu : sur le front de l'agriculture comme sur celui de la santé, de l'exode urbain ou de la formation, quelques batailles ont été gagnées, mais beaucoup perdues... Les défis restent immenses, effrayant même à certains égards. N'est-il pas temps de changé de perspective ?
Et si le défi de l’aide au développement n’était pas la lutte contre la pauvreté, mais contre la vulnérabilité de la majorité des populations ?
Dans les pays du sud, 5 à 10% de la population disposent d’une protection réelle contre les aléas de la vie, que cela vienne de l’État ou du marché. Pour tous les autres, la vie est une prise de risque sans filet. La pauvreté les désarme face à tous les risques de l’existence. Cette incapacité à maîtriser tant soi peu son lendemain se traduit par des anxiétés et des inquiétudes quotidiennes bien moins médiatisées mais tout autant ravageuses que les catastrophes naturelles, les famines ou les guerres. Les pauvres sont dépossédés de leur avenir ; l’enjeu central du développement doit être qu’ils se le réapproprient.
A la vue de cette situation, des chercheurs associés à l’Institut Thomas More spécialisés dans le domaine de l’assurance et de la microassurance, ont pensé un « nouveau modèle » d’assurance applicable dans les pays en développement et à destination des populations défavorisées ne pouvant souscrire à une assurance « régulière ». Ces réflexions, entreprises depuis plusieurs années, ont donné lieu à de nombreuses publications et interventions qui constituent un corpus intellectuel de ressources de premier plan.
On trouvera sur cette page, l'essentiel de ces travaux :

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