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		<title>Institut Thomas More - Sécurité et défense européenne</title>
		<link><![CDATA[http://www.institut-thomas-more.org/fr/actualite/securite-et-defense-europeenne/]]></link>
		<description>Sécurité et défense européenne</description>
		<pubDate>Thu, 20 Jun 2013 10:51:20 +0200</pubDate>
		<lastBuildDate>Thu, 20 Jun 2013 10:51:20 +0200</lastBuildDate>
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		<language>fr</language>
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			<title><![CDATA[Livre blanc sur la Défense et la Sécurité nationale | Flou conceptuel et ambitions rétrécies]]></title>
			<link><![CDATA[http://www.institut-thomas-more.org/fr/actualite/livre-blanc-sur-la-defense-et-la-securite-nationale-flou-conceptuel-et-ambitions-retrecies.html]]></link>
			<description><![CDATA[<h2>
	<strong><span style="font-size:11px;"><span style="color:#b22222;"><img alt="" src="upload/media/picture-noteactu3-mai2013-2.JPG" style="width:180px;height:120px;margin:5px 10px;float:left;" title="" /><span style="font-size:12px;">Note d'actualité 3</span></span><span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;"> | </span></span></span></strong><span style="font-size:12px;"><strong style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Le 29 avril dernier, la commission en charge du Livre blanc de défense et de sécurité nationale a présenté au Président de la République le résultat de ses travaux. Le livre est succinct et la vision rétrécie. Le document annonce une nouvelle réduction des ambitions militaires de la France, mettant en péril son statut politique, sa puissance effective et sa contribution à une Europe du grand large | Par Jean-Sylvestre MONGRENIER, Chercheur associé à l’Institut Thomas More</span></strong></span></h2>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<h2 style="text-align:justify;">
	<span style="color:#b22222;"><span style="font-size:12px;">| Un faible apport à la réflexion stratégique</span></span></h2>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">C’est avec retard que la commission en charge du nouveau <em>Livre blanc de défense et de sécurité nationale</em> a présenté les résultats de ses travaux au Président de la République. Au vrai, on peut penser que l’actualisation du précédent <em>Livre blanc</em>, publié sous Nicolas Sarkozy, aurait suffi. Pour des raisons qui échappent à la grande politique, il en a été décidé autrement. Marquant un rétrécissement du champ de vision, le résultat final n’est pas d’un grand apport à la réflexion géopolitique. Aussi et surtout, ce <em>Livre blanc</em> annonce une nouvelle réduction des ambitions militaires françaises. Subrepticement, le processus d’attrition des forces armées met en péril le statut politique de la France, sa puissance effective et sa contribution diplomatico-stratégique à une Europe du grand large. </span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<h2 style="text-align:justify;">
	<span style="color:#b22222;"><span style="font-size:12px;">| Un certain flou conceptuel</span></span></h2>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">De prime abord, la lecture de ce document révèle des tours linguistiques significatifs des « temps présents», comme l’on dit pompeusement. Parler de « menaces de la force » (p.33), pour désigner de possibles guerres interétatiques, et de « risques de la faiblesse » (p.39), l’expression renvoyant aux menaces liées à la faillite de certains Etats du « Sud », n’est guère heureux. Simple question de forme ? <em>« Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement – Et les mots pour le dire arrivent aisément »</em> (Boileau). Dans la même veine, on notera les références multiples aux « femmes et aux hommes » au service de la défense, sans respect aucun pour la langue française. La post-modernité est aussi un âge post-littéraire, la pensée stratégique y perdant en précision, en clarté et en puissance.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Le chapitre relatif aux fondements de la stratégie française laisse apparaître un certain flou conceptuel. Après avoir situé la France dans le paysage stratégique mondial et rappelé son engagement dans diverses « constructions institutionnelles » (i.e. les instances euro-atlantiques et internationales), le <em>Livre blanc</em> explique que « le respect de la légalité internationale est un préalable intangible à tout recours à la force » (p. 23), ce qui induit la reconnaissance d’un droit de veto de puissances tierces, comme la Russie et la Chine, qui campent sur une vision restrictive de leurs intérêts étatiques et refusent d’assumer leur part du « fardeau » (cf. le « devoir de protection » adopté au sein de l’ONU). Pourtant, lorsque surgit une situation d’exception qui remet en cause la normalité, le droit demeure silencieux (seule la norme peut-être normée). Dès lors, c’est une décision souveraine qui s’impose. </span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Si l’on se reporte à un cas géopolitique concret, le débordement de la guerre en Syrie, le recours aux armes chimiques et le risque de chaos régional pourraient conduire les puissances occidentales à passer outre le veto de Pékin et Moscou à l’ONU, pour intervenir de vive force. S’abstenir au nom de la légalité internationale et laisser ce conflit s’élargir, jusqu’à en perdre le contrôle, serait impolitique et partant illégitime. Assurément, la légalité et la légitimité ne doivent donc pas être confondues. Enfin, l’expression d’« Etat de droit » renvoie au règne de la loi à l’intérieur d’une unité politique donnée et elle ne saurait être employée pour décrire l’ordre international. En dernière instance, les régimes juridiques internationaux reposent sur la bonne volonté des Etats (le droit public international est un droit non point vertical mais horizontal).</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<h2 style="text-align:justify;">
	<span style="color:#b22222;"><span style="font-size:12px;">| Le rétrécissement des ambitions françaises</span></span></h2>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">L’état du monde et l’importance des instances euro-atlantiques – l’OTAN comme alliance politico-militaire et l’UE comme projet d’ensemble -, sont exposés dans leurs grandes lignes mais l’analyse géopolitique demeure insuffisamment poussée. La crise de 2008 est présentée comme une rupture débouchant sur l’avènement d’un « monde véritablement multipolaire » (p.33), ce qui est discutable. Si le monde est polycentrique, il est aussi hétérogène et l’on ne voit pas s’esquisser un équilibre entre puissances d’envergure comparable. Dans le traitement des révolutions arabes et des transformations du Moyen-Orient, l’islamisme et ses différentes formes ne sont pas même évoqués, ce qui relève du déni. Le rééquilibrage de l’engagement américain entre Atlantique et Pacifique est bien résumé mais la conclusion évidente selon laquelle il faudra plus d’efforts militaires en Europe débouche en fait  sur une réduction des ambitions françaises. </span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Les risques et menaces recensés concernent l’Europe dans son ensemble et les pressions de la Russie sur son environnement, avec de possibles effets sur la France par le jeu des interdépendances énergétiques et des alliances, ne sont pas esquivées. La prolifération des armes de destruction massive, dans une zone allant du Moyen-Orient à l’Asie du Nord-Est (cf. l’Iran et la Corée du Nord) occupe une place importante. Si le livre blanc en conclut à l’importance pour la France des enjeux de sécurité sur les différentes façades  de l’Europe (Bassin méditerranéen,  voisinage oriental, Proche-Orient) ainsi qu’au Sahel, le document est moins affirmatif au-delà. Pourtant, la France et l’Europe ne sauraient s’abstraire du golfe Arabo-Persique, de l’océan Indien et de l’Asie-Pacifique. Dans la durée, cela serait-il seulement conciliable avec le statut de puissance mondiale et de membre permanent du Conseil de sécurité ? </span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Au total, l’exercice amène à la réduction du modèle d’armée, des effectifs amputés (34 000 hommes de moins entre 2014 et 2020) et un budget militaire à 1,5% du PIB dès l’an prochain (une division par deux en 30 ans). Aussi le contrat opérationnel sera-t-il amplement réduit (une opération majeure de 15 000 hommes contre 30 000 dans le schéma précédent) et il apparaît que la France devrait éprouver des difficultés croissantes à s’engager avec force et de manière décisive sur des théâtres extérieurs, en national comme dans un cadre interallié. C’est donc son rôle de « nation-cadre », à même de commander une opération multinationale d’envergure, qui serait compromis. D’aucuns envisagent le futur de la France comme celui de l’« Italie, plus la bombe » : un contributeur sans capacité d’initiative et de direction.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<h2 style="text-align:justify;">
	<span style="color:#b22222;"><span style="font-size:12px;">| Déraison</span></span></h2>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Le rétrécissement des ambitions françaises et de la vision du monde qui les fonde est aussi celui de l’Europe, recroquevillée sur un espace géographique dont elle n’est pas en mesure de défendre par elle-même les limites et les confins. Réalisme ?</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Méprisant les lois du tragique, l’hédonisme post-moderne et la démonie du social relèvent de la déraison. D’ores et déjà, le « modèle européen » obère la prospérité et la puissance économique; la sûreté et la sécurité du continent suivront. <em>« Amor fati! » </em></span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<table border="0" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width:750px;"><tbody><tr><td style="background-color:rgb(204,204,204);">
				<p>
					 </p>
				<p>
					 </p>
				<h2 style="text-align:right;">
					<span style="font-size:12px;"><a href="upload/media/noteactu3-mai2013.pdf" target="_blank" title="NoteActu3-Mai2013"><span style="color:#b22222;">Téléchargez</span></a> <span style="color:#000000;">cette publication | 3 pages | 340 Ko</span></span><span style="color:#000000;">   </span></h2>
				<p>
					 </p>
				<p>
					 </p>
			</td>
		</tr></tbody></table><div>
	 </div>
]]></description>
			<pubDate>Thu, 02 May 2013 18:00:00 +0000</pubDate>
			<comments><![CDATA[http://www.institut-thomas-more.org/fr/actualite/livre-blanc-sur-la-defense-et-la-securite-nationale-flou-conceptuel-et-ambitions-retrecies.html]]></comments>
			<guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://www.institut-thomas-more.org/fr/actualite/livre-blanc-sur-la-defense-et-la-securite-nationale-flou-conceptuel-et-ambitions-retrecies.html]]></guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Intervention française au Mali | Quelle perception dans le monde arabo-musulman ?]]></title>
			<link><![CDATA[http://www.institut-thomas-more.org/fr/actualite/intervention-francaise-au-mali-quelle-perception-dans-le-monde-arabo-musulman-.html]]></link>
			<description><![CDATA[<p>
	<strong><span style="font-size:11px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;"><img alt="" src="upload/media/picture-tisseronmasteau-avril2013.jpg" style="width:180px;height:120px;margin:5px 10px;float:left;" title="" />Près de trois mois après le début du déclenchement de l’opération Serval au Mali, pays à 90% musulman, l’Institut Thomas More a souhaité se pencher sur un aspect peu traité jusqu’ici : la perception ressentie par le monde-arabo-musulman et ses traductions dans les prises de position des États et de nombreux acteurs non-étatiques. Une veille conduite sur presqu’une centaine de sources a ainsi permis de dégager des catégories d’acteurs et de prises de positions diverses et parfois opposées. Elle a aussi permis d’obtenir une lecture en dynamique de l’évolution de ces positions dans le temps, à mesure que l’opération se déployait et produisait des résultats sur le terrain. On constatera ainsi que d’une réaction globalement hostile ou réservée, on est passé, de la part des États surtout, à une approbation le plus souvent silencieuse. Pourquoi ? Comment ? C’est ce que la présente étude s’est efforcée de mettre au jour | Par Antonin TISSERON, chercheur associé à l’Institut Thomas More et Sébastien MASTEAU, chargé de mission</span></span></strong></p>
<p>
	 </p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Dans les jours qui suivent son lancement, l’opération Serval est fortement critiquée dans le monde arabo-musulman. Ingérence occidentale, intervention « illégale », « antimusulmane » et « néocolonialiste », les arguments ne manquent pas… Ces condamnations de l’intervention militaire française au Mali, qui émanent d’acteurs pluriels, ne sont pas sans évoquer les discours des groupes djihadistes et leur rhétorique.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Si ces dénonciations de la politique française occupent le devant de la scène politique et médiatique, plusieurs pays prennent toutefois position en faveur de l’intervention militaire au Mali, encore que leur soutien soit le plus souvent tacite et indirect afin de ménager des opinions publiques largement réticentes. Mais progressivement, le camp des partisans de l’intervention se renforce et celui des opposants se fissure sous le poids de la realpolitik, de l’évolution des opérations militaires ainsi que des manœuvres diplomatiques de la France et des États africains engagés dans le conflit. En cela, les discussions sur le bien-fondé de l’intervention française sont un révélateur des dynamiques plurielles qui animent les acteurs du monde arabo-musulman, unis derrière une même religion mais aux positionnements et intérêts divers, voire concurrents.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<br /><table border="0" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width:750px;"><tbody><tr><td style="background-color:rgb(204,204,204);">
				<p>
					 </p>
				<h2 style="text-align:right;">
					<span style="font-size:12px;"><a href="upload/media/tisseronmasteau-avril2013.pdf" target="_blank" title="Tisseron&amp;Masteau-Avril2013">Téléchargez</a> <span style="color:#000000;">cette publication | 10 pages | 555 Ko   </span></span></h2>
				<p>
					 </p>
			</td>
		</tr></tbody></table><p>
	 </p>
<div>
	 </div>
]]></description>
			<pubDate>Tue, 16 Apr 2013 18:00:00 +0000</pubDate>
			<comments><![CDATA[http://www.institut-thomas-more.org/fr/actualite/intervention-francaise-au-mali-quelle-perception-dans-le-monde-arabo-musulman-.html]]></comments>
			<guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://www.institut-thomas-more.org/fr/actualite/intervention-francaise-au-mali-quelle-perception-dans-le-monde-arabo-musulman-.html]]></guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[L’OTAN | Simple alliance défensive ou organisation de sécurité globale ?]]></title>
			<link><![CDATA[http://www.institut-thomas-more.org/fr/actualite/lotan-simple-alliance-defensive-ou-organisation-de-securite-globale-.html]]></link>
			<description><![CDATA[<p>
	<strong><span style="font-size:11px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;"><img alt="" src="upload/media/festivalgeopogeoecogrenoble.jpg" style="width:180px;height:120px;margin:5px 10px;float:left;" title="" />L’OTAN est bien plus qu’une simple alliance défensive. Conçue comme une communauté de sécurité, elle est aussi l’expression géopolitique d’un certain Occident. L’OTAN s’inscrit dans des rapports de force globaux et elle est en prise avec des espaces et des problématiques d’envergure planétaire | Texte de l’intervention de Jean-Sylvestre MONGRENIER, chercheur associé à l’Institut Thomas More | 5e Festival Géopolitique &amp; Géoéconomie | Grenoble, 7 avril 2013</span></span></strong></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) n’est pas une alliance de type traditionnel mais une alliance wilsonienne dont la légitimité repose aussi sur les principes de la sécurité collective. Dans l’après-Guerre froide, la <em>« transformation »</em> de l’OTAN a pu être présentée comme l’avènement d’une structure globale, en charge d’une forme de régulation militaire du système mondial. Depuis, les Alliés sont revenus à une vision plus classique du rôle, de la raison d’être et des missions de l’OTAN. Celle-là demeure principalement l’expression d’un « certain Occident » qui, dans le domaine des alliances, dispose d’un réel avantage comparatif par rapport à d’autres ensembles géopolitiques.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<h2 style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;">| L’OTAN comme alliance wilsonienne</span></h2>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">De fait, la perpétuation de l’OTAN après la Guerre froide vient contredire les théories néo-réalistes des relations internationales. Selon ces théories, les alliances ne sont que l’expression d’une certaine reconfiguration de puissance, d’un rapport de forces ; elles visent à répondre au « dilemme de sécurité » et s’inscrivent dans des logiques défensives et réactives. Le but est de contrebalancer une menace en se regroupant et en accumulant des forces. Aussi une alliance n’est-elle pas sensée survivre aux conditions qui l’ont fait naître. Pourtant, l’OTAN est aujourd’hui plus âgée que bien des chefs d’Etat et de gouvernement à la tête de ses Etats membres, ce qui n’est pas courant dans l’Histoire. Après la Guerre froide, l’OTAN a été rénovée et transformée (le concept de <em>« transformation »</em> désigne plus précisément le reconditionnement de l’OTAN sur un modèle expéditionnaire). </span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Le fait met en évidence les limites de l’approche réaliste des alliances. Comme l’écrit Jean-Yves Haine, il ne suffit pas d’être « radiologue » et de considérer le seul état du squelette, c’est-à-dire la structure systémique abstraite des rapports de force entre les Etats. Il faut aussi être « cardiologue » et « psychologue », prendre en compte l’historicité des acteurs, leurs perceptions et leurs représentations psychologiques. Dans le cas de l’Alliance atlantique, l’expérience historique des deux guerres mondiales est essentielle, les diplomaties de la France et du Royaume-Uni poussant à la formation d’un « système de sécurité collective atlantique ». C’est ainsi que l’on peut parler d’ « hégémonie par invitation » (Bruno Colson). Si l’on considère la diplomatie américaine, elle est plutôt sur la réserve quant à la formation d’une « alliance empêtrante » et il faut conserver à l’esprit que George Kennan, l’un des pères du <em>containment</em>, ne voyait pas les choses ainsi. Il aurait préféré une garantie de sécurité unilatérale des Etats-Unis à l’endroit des pays d’Europe occidentale destinés à s’organiser sur une base propre (cf. le « concept de l’haltère »). </span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">La politique étrangère américaine de l’époque étant marquée par la culture politique wilsonienne et fortement réticente quant aux vertus de l’équilibre des puissances, l’Alliance atlantique est pensée comme un système de sécurité collective. Elle n'est pas dirigée contre un agresseur déterminé mais contre le fait même de l’agression. Les signataires sont invités à résoudre pacifiquement leurs différends et à développer des relations amicales (articles 1 et 2 du traité de l’Atlantique Nord, 4 avril 1949). Le texte du traité de l’Atlantique Nord s’ouvre sur un préambule aux accents wilsoniens et aux allures de profession de foi civilisationnelle). Au total, l’OTAN (c’est-à-dire l’Alliance atlantique et son organisation civilo-militaire) a une portée plus large qu’un simple alliance et constitue aussi une communauté de sécurité. </span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<h2 style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;">| La « transformation » de l’OTAN et le mouvement vers une alliance globale</span></h2>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Dans l’après-Guerre froide, les Occidentaux s’engagent dans une vaste entreprise d’<em>« enlargement »</em>, ce qui signifie l’extension des principes et mode d’organisation de la démocratie libérale et de l’économie de marché (la « démocratie de marché »), l’entreprise se traduisant par l’élargissement à l’Est de l’OTAN et de l’UE, ces deux piliers d’une « Europe une et libre ». C’est dans ce contexte qu’il faut inscrire la rénovation et la « transformation » de l’OTAN. Lors des sommets atlantiques de Londres et Rome, en 1990 et 1991, décision est prise par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Alliance de prolonger et de reconditionner l’OTAN. Cette décision s’explique tout autant par l’histoire immédiate – l’OTAN a passé le test de la Guerre froide –, que par les perspectives plus ou moins inquiétantes qui s’ouvrent alors (il s’agit plus d’une « victoire froide » que d’un triomphe). La réunification de l’Allemagne et la recomposition en Europe mettent à bas l’ « équilibre des déséquilibres » qui aura longtemps régi les relations entre Paris, Bonn et Londres, ce qui inquiète tout autant François Mitterrand que Margaret Thatcher. Dans les capitales occidentales, on redoute enfin que les « pays de l’Est » ne basculent dans le chaos. </span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">L’OTAN comme l’UE sont donc pensés comme les cadres d’action requis pour arraisonner les PECO (Pays d’Europe centrale et orientale), stabiliser la région et lui ouvrir des perspectives (la préparation à l’adhésion est un levier de modernisation et de pacification). Aussi entame-t-elle un triple élargissement : un élargissement au plan fonctionnel avec des nouvelles missions dites « non article 5 » (<em>« crisis management »</em>) qui relèvent de la sécurité et de la stabilisation post-conflit ; un élargissement de l’aire de coopération avec l’instauration de partenariats à l’Est (« Partenariat pour la Paix ») et au Sud (« Dialogue méditerranéen » ensuite prolongé par l’« Initiative de coopération d’Istanbul ») ; un élargissement du nombre des Etats membres et ce en plusieurs vagues (Pologne, Hongrie et République tchèque en 1999, ensemble des PECO en 2004, Croatie et Albanie en 2009). L’Ukraine et la Géorgie n’ont pour leur part pu obtenir de partenariat pour l’adhésion (<em>Membership Action Plan</em>) mais coopèrent activement avec l’OTAN dans le cadre du Partenariat pour la Paix (en 2010, le nouvel exécutif ukrainien a suspendu la demande d’adhésion à l’OTAN).</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">A ce triple élargissement s’ajoute l’extension du champ des opérations, extension amorcée dans les Balkans au cours des années 1990 et qui a mené l’OTAN jusqu’en Afghanistan après le 11 septembre 2001. C’est alors que s’amplifie le mouvement vers une « OTAN globale », c’est-à-dire une OTAN apte à intervenir sur des théâtres extérieurs lointains, en étroite association avec d’autres alliés des Etats-Unis (Australie, Nouvelle-Zélande, Japon et Corée du Sud) ou des pays offrant des « facilités » à proximité des zones d’anomie. Le débat porte sur l’intérêt de signer des « partenariats globaux » avec les alliés des Etats-Unis en Asie-Pacifique où l’OTAN jetterait l’ancre. Cette mondialisation géostratégique de l’OTAN s’accompagnerait d’un renforcement de sa dimension civile, les guerres de contre-insurrection requérant un « approche globale » (civilo-militaire) pour enraciner les opérations (voir les doctrines de contre-insurrection un temps appliquées en Afghanistan). Plus largement, l’OTAN se transmuterait en une sorte de « garde mobile » au service d’une structure d’ordre  à même d’assurer ce que Raymond Aron nomme la « paix par l’empire ». La formule du sénateur américain Richard Lugar résume cette conception de l’OTAN : <em>« Out of area or out of business »</em>. </span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<h2 style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;">| Points d’équilibre et perspectives de l’OTAN</span></h2>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">De telles conceptions ont suscité un débat sourd à l’intérieur de l’OTAN, jusqu’à ce qu’un nouveau Concept stratégique, adopté au sommet atlantique de Lisbonne en novembre 2010, ce qui est l’expression d’un consensus transatlantique. La plupart des alliés européens, de part et d’autre du continent, ont fait part de leurs réticences quant à la globalisation de l’OTAN, ont insisté sur le besoin de références historiques et géographiques pour maintenir la cohésion de l’Alliance atlantique et rappelé l’importance de sa mission première : l’article 5 et la défense collective. Le « retour d’expérience » des fronts extérieurs, en Afghanistan comme en Irak (même si l’OTAN en tant que telle n’était pas engagée en Irak), et les modifications de la « grande stratégie » américaine ainsi que les inflexions de la vue-du-monde qui la sous-tend ont joué dans le même sens que les réticences des alliés européens. </span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Au total, les Alliés partagent aujourd’hui une vision plus sélective des possibilités de recourir à l’OTAN sur des théâtres d’intervention extérieurs à la zone euro-atlantique et à ses approches. Schématiquement, les conditions de recours à l’OTAN, pour des missions « non-article 5 », sont les suivantes : une base juridique bien établie, l’idéal étant une résolution des Nations unies ; le soutien de la part d’acteurs régionaux ; une réelle valeur ajoutée de l’OTAN en tant que telle, par rapport à d’autres cadres d’action et d’intervention. Rappelons par ailleurs que les décisions à l’intérieur du Conseil Nord Atlantique (l’instance politique de l’OTAN) se prennent par consensus. L’intervention de l’OTAN en Libye s’est faite selon ces règles, les négociations interalliées permettant de surmonter les désaccords initiaux et de faire flotter le drapeau. Notons cependant que la participation militaire active à l’opération était le fait de sept ou huit pays, les autres se limitant au volet maritime (embargo sur les armes à destination du régime libyen). Certains Etats membres se sont simplement contentés de ne pas faire obstacle à la décision de l’OTAN. </span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Cette vision du rôle et des missions de l’OTAN est en retrait par rapport au modèle envisagé dans les années 2000, celui d’une « OTAN globale » s’autosaisissant de divers conflits à la surface de la planète, mais il ne s’agit pas d’un abandon pur et simple. L’OTAN se recentre sur l’article 5 et donc son cœur de métier, à savoir la défense collective de ses membres, ainsi que sur l’environnement géopolitique de l’Alliance. Il faut cependant souligner le fait que cet environnement géopolitique est étendu – le Bassin méditerranéen et ses prolongements, l’Est européen, voire l’Arctique – et cette extension géographique conduit l’OTAN à rester en prise avec des évolutions et des problématiques d’envergure mondiale. Opération navale menée en Méditerranée au titre de l’article 5, <em>Active Endeavour</em> pourrait être le socle de missions plus ambitieuses dont la protection des flux énergétiques. Les opérations de l’OTAN au large de la Somalie (<em>Ocean Shield</em>) - protection des navires du Programme alimentaire mondial, lutte contre la piraterie et sécurisation des routes maritimes – vont dans le même sens. L’OTAN est aussi le lieu d’efforts de mutualisation des capacités militaires entre alliés (la <em>« Smart Defense »</em>). Enfin, c’est dans ce cadre que s’élabore la défense antimissile de l’Europe. </span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<h2 style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;">| Conclusion</span></h2>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">En conclusion, l’OTAN constitue un « actif » géostratégique, et partant géopolitique, sans équivalent pour les Etats qui la constituent et cette alliance transatlantique est la poutre maîtresse du « grand espace » occidental qui a pris forme après les deux guerres mondiales. Dans la redéfinition des équilibres de puissance qui est en cours, il s’agit là d’un réel avantage comparatif, aucune des puissances dites émergentes, y-compris la Chine, ne disposant d’un tel dispositif.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">A rebours de la thèse d’un basculement pur et simple des Etats-Unis vers l’Asie-Pacifique, pour y saisir des opportunités de croissance comme pour préempter les risques et les menaces liés à la montée en puissance de la Chine (voir les tensions croissantes dans les « Méditerranées asiatiques »), Washington ne saurait se désintéresser de l’Europe et de l’OTAN ; la « diplomatie du pivot » esquissée par l’Administration Obama a ses limites. </span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Le redéploiement américain et le « partage du fardeau » entre les Alliés pourraient même ouvrir de nouvelles perspectives aux puissances européennes les plus allantes, dans leur environnement géopolitique du moins. Hélas, la baisse des budgets militaires, le comportement de « consommateur de sécurité » du plus grand nombre et l’état de déréliction en Europe ne sont guère porteurs. C’est peut-être l’hypothèque la plus lourde qui pèse sur l’avenir de l’OTAN (cf. le discours de Robert Gates prononcé à Bruxelles, le 10 juin 2011). </span></span></p>
<div>
	 </div>
<div>
	 </div>
<div>
	<table border="0" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width:750px;"><tbody><tr><td style="background-color:rgb(204,204,204);">
					<p>
						 </p>
					<p>
						 </p>
					<p>
						 </p>
				</td>
			</tr></tbody></table></div>
<p>
	 </p>
]]></description>
			<pubDate>Tue, 09 Apr 2013 12:00:00 +0000</pubDate>
			<comments><![CDATA[http://www.institut-thomas-more.org/fr/actualite/lotan-simple-alliance-defensive-ou-organisation-de-securite-globale-.html]]></comments>
			<guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://www.institut-thomas-more.org/fr/actualite/lotan-simple-alliance-defensive-ou-organisation-de-securite-globale-.html]]></guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Déstabilisation du Sahel et « révolutions arabes » | Quels effets sur la menace terroriste en France ?]]></title>
			<link><![CDATA[http://www.institut-thomas-more.org/fr/actualite/destabilisation-du-sahel-et-revolutions-arabes-quels-effets-sur-la-menace-terroriste-en-france-.html]]></link>
			<description><![CDATA[<p>
	<strong><span style="font-size:10px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;"><img alt="" src="upload/media/picture-dewasnes-fev2013.jpg" style="width:180px;height:120px;margin:5px 10px;float:left;" title="" />Il est une réalité dont l’intervention en cours au Mali a ravivé la prégnance : celle de la menace terroriste en France. Cette menace se nourrit du temps long et peut connaître des phénomènes d’accélération sur le temps court. Dit autrement, s’il existe depuis de nombreuses années un phénomène d’islamisation et de radicalisation de l’islam en France, il est évident que la situation sécuritaire au Sahel, l’intervention militaire au Mali et plus largement les « révolutions arabes » sont susceptibles d’accentuer cette menace en France. Alors que le schéma organisationnel des groupes terroristes est en constante évolution, de nombreuses actualités viennent accélérer cette mutation. Décryptage | Par Florentin DEWASNES, Chargé de mission à l'Institut Thomas More</span></span></strong></p>
<p>
	 </p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Alors que l’actualité en Afrique du Nord et au Sahel se fait chaque jour plus soutenue et plus lourde, les dossiers judiciaires pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » se multiplient en France : le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, le confirme indirectement, quand il indique que « plusieurs dizaines de Merah potentiels » seraient présents sur le sol français. Le lien entre des événements internationaux et le phénomène terroriste intérieur est désormais clairement établi.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Déstabilisation du Sahel, effondrement du Mali : il est tout d'abord nécessaire de distinguer entre les crises. La première, régionale, est orchestrée par des groupes moitié criminels, moitié terroristes. L’organisation Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) et le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) vivent de trafics en tout genre, de kidnappings entre la Mauritanie, le Niger, l’Algérie et le Mali. De part leur occupation du territoire, ils participent à la création d’une zone de non-droit. La deuxième crise en lien avec la question de la place de la communauté des Touaregs dans le Sahel a éclaté au Mali lors de la prise de l’Azawad par Ansar Dine et le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) revendiquant cette région au nom de la communauté Touareg. La récupération du contrôle du Nord-Mali par les djihadistes et leur avancée vers Bamako, a poussé la France à intervenir militairement. Cependant, un rétablissement de l’intégrité territoriale du Mali ne fait pas disparaître des problèmes de fonds qui sont régionaux comme l’a rappelé l’attaque de l’installation gazière d’In Amenas en Algérie, planifiée par Mokhtar Belmokhtar au nom d’Al-Qaïda.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Au Maghreb, la chute des régimes autoritaires a permis aux islamistes de bénéficier de libertés de communications et d’actions qui leurs étaient jusqu’alors interdites. Mieux, les élections ont porté au pouvoir des partis islamistes qui peuvent désormais participer et diriger les débats politiques nationaux. Cette nouvelle place de l’islam dans la vie politique de ces pays va très probablement modifier les relations avec les communautés musulmanes françaises venant d’Afrique du Nord. En effet, les idées des islamistes radicaux devraient circuler plus aisément jusqu’en France, tandis que la relative déstabilisation des services de renseignements locaux dans les pays ayant subi des révolutions fait perdre aux régimes un certain nombre de capteurs et donc d’informations sur les mouvements et actions aussi bien des organisations radicales que sur l’évolution des mouvements salafistes dans la zone. En tout cas, l’ensemble de ces éléments semble déjà impacter, entre autre, les processus de radicalisation s’effectuant en France.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">D’après l’Américain Marc Sageman, ce processus résulte de facteurs collectifs plutôt qu’individuels. Amis et entourage jouent un rôle majeur. Sageman décrit un processus en quatre étapes : d’abord l’indignation devant un sentiment de discrimination vécue dans les pays occidentaux ; ensuite la colère devant les guerres conduites « contre les musulmans » depuis une douzaine d’années ; la troisième étape est constituée par la rencontre avec une cellule d’islamistes radicaux ou de djihadistes ; la quatrième et dernière permet, dans certains cas, l’intégration au monde djihadiste. Reprenant cette grille d’analyse, la présente note s’efforce d’analyser les mécanismes propres à la France et aux personnes et aux groupes qui y vivent.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<table border="0" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width:750px;"><tbody><tr><td style="background-color:rgb(204,204,204);">
				<p>
					 </p>
				<p>
					 </p>
				<h2 style="text-align:right;">
					<span style="font-size:12px;"><a href="upload/media/dewasnes-fev2013.pdf" target="_blank" title="Dewasnes-Fev2013">Téléchargez</a> <span style="color:#000000;">cette publication | 10 pages | 1,1 Mo   </span></span></h2>
				<hr /><h2 style="text-align:right;">
					<span style="font-size:12px;"><span style="color:#000000;">  </span></span></h2>
				<p>
					 </p>
			</td>
		</tr></tbody></table><p>
	 </p>
]]></description>
			<pubDate>Fri, 15 Mar 2013 15:00:00 +0000</pubDate>
			<comments><![CDATA[http://www.institut-thomas-more.org/fr/actualite/destabilisation-du-sahel-et-revolutions-arabes-quels-effets-sur-la-menace-terroriste-en-france-.html]]></comments>
			<guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://www.institut-thomas-more.org/fr/actualite/destabilisation-du-sahel-et-revolutions-arabes-quels-effets-sur-la-menace-terroriste-en-france-.html]]></guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Mali | Les relations franco-américaines à l’épreuve de l’opération Serval]]></title>
			<link><![CDATA[http://www.institut-thomas-more.org/fr/actualite/mali-les-relations-franco-americaines-a-lepreuve-de-loperation-serval.html]]></link>
			<description><![CDATA[<p>
	<strong style="font-size:11px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;"><img alt="" src="upload/media/picture-tisseron-2-mars2013.jpg" style="width:180px;height:120px;margin:5px 10px;float:left;" title="" />Texte de l’intervention d’Antonin TISSERON, chercheur associé à l'Institut Thomas More, au séminaire « France, États-Unis | Regards croisés sur le nouveau monde arabe » organisé par l'IFRI, en partenariat avec New York University Paris, le 15 mars 2013 à Paris</span></strong></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">À la suite de la chute du régime libyen de Kadhafi, le septentrion malien s’est embrasé avec la reprise de la rébellion par le Mouvement National de libération de l’Azawad (MNLA) en janvier 2012, dont le chef d’état-major est d’ailleurs alors un revenu de Libye, puis son éviction des principales villes du Nord-Mali par des groupes jihadistes. La menace représentée par les groupes jihadistes pour le sud du Mali et la difficile mobilisation des pays de la Cédéao ont entraîné, le 11 janvier 2013, le déclenchement de l’opération Serval avec l’envoi de militaires français, rapidement rejoints par des contingents africains.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Cette intervention française, qui rompt avec la posture mise en avant par la France dans le domaine de la lutte contre le terrorisme au Sahel, a semblé amorcer une remise en cause des relations franco-américaines dans la région. Cependant, cette réticence de Washington à appuyer l’engagement militaire de la France sur le dossier malien ne doit pas être sur-interprétée. Les intérêts et perceptions sont complémentaires dans le domaine de la lutte contre le terrorisme. Bien au contraire, insister sur les divergences peut affecter une coopération nécessaire pour répondre aux enjeux et défis qui se posent et se poseront au Mali et dans la sous-région dans les mois à venir.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<h2 style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;">| Washington et Serval : un appui progressif</span></h2>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Le 11 janvier, soit quelques heures après le déclenchement de l’opération Serval, la Maison Blanche affirmait qu’elle partageait les objectifs de la France au Mali. « Nous avons pris note du fait que le gouvernement malien avait demandé de l'aide, et nous partageons l'objectif français d'empêcher des terroristes de bénéficier d'un sanctuaire dans la région », déclarait Tommy Vietor, porte-parole du Conseil de sécurité national.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Ceci étant, l’appui est timide voire « minimal ». Certes, dès les premiers jours de l’opération française, Washington fournit des moyens de reconnaissance, satellites et drones, puis des avions de transport C-17. Mais plus d’une semaine après le déclenchement des opérations, la demande française concernant les capacités américaines de ravitaillement en vol est encore à l’étude à Washington. Quant aux C-17, il est même question de facturer les heures de vol (20 millions de dollars – finalement non demandés).</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Bien loin d’être immédiat, l’engagement américain ne devient franc que deux semaines après le déclenchement des opérations militaires. Fin janvier, la gratuité des moyens de transport et l’ajout des moyens de ravitaillement en vol sont annoncés, suivis le 11 février par une aide militaire d’urgence de 50 millions de dollars destinée aux troupes françaises et tchadiennes. Onze jours plus tard enfin, dans une lettre adressée aux parlementaires américains, le Président Barack Obama annonce l’arrivée au Niger de 40 personnels américains pour « provide support for intelligence collection and [...] facilitate intelligence sharing with French forces conducting operations in Mali, and with other partners in the region » (1).</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<h2 style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;">| Grilles de lectures d’une perception américaine</span></h2>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Débats au sein de l’administration américaine, crainte d’être aspiré dans un nouveau conflit sur un théâtre secondaire, volonté de rester cohérent avec un discours politique voire même d’adresser un message à Paris, plusieurs grilles de lecture peuvent être avancées pour expliquer cet attentisme de Washington.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">D’un point de vue politique et diplomatique, il y a d’abord la préférence pour une solution politique affichée par la diplomatie américaine durant l’année 2012. Les États-Unis ont en effet freiné une éventuelle intervention militaire internationale au Mali, prônant tout comme Alger une solution politique. En décembre 2012, l’ambassadrice américaine à l’ONU Susan Rice déclarait même devant l’organisation à propos des plans militaires français : « It ‘s crap ».</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">La demande d’assistance de la France en janvier est ensuite d’autant moins favorablement perçue qu’elle intervient moins de deux semaines après la médiatisation du retrait des troupes combattantes d’Afghanistan, et qu’elle fait écho aux attentes américaines déçues de voir les Européens investir davantage pour leur sécurité et moins reposer sur l’allié américain.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">D’un point de vue militaire, les États-Unis craignent un bourbier malien (en créant un abcès jihadiste international) et de voir, tout comme en Irak et en Afghanistan, une augmentation des problèmes plus que des solutions avec l’engagement massif de forces occidentales. Or en cas d’enlisement – craint dans les premiers jours de l’opération Serval avant les offensives sur les villes de la Boucle du Niger –, Paris pourrait appeler des forces américaines car se retrouvant dans une situation devenue ingérable. Suivant cette perspective, l’engagement a minima est un message adressé par Washington à Paris sur les limites de ce que la France peut attendre de son allié.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Mais surtout, la situation au Mali renvoie les dirigeants américains à l’échec de leur politique dans le pays. Malgré plusieurs millions de dollars dans le cadre du Trans-Sahara Counter Terrorism Partnership (TSCTP) (2) et une aide bilatérale importante (3), le Mali a sombré en quelques mois. Un article du New York Times publié le 13 janvier 2013 est assez révélateur de l’ambiance qui règne alors dans certains cercles du Pentagone (4). Comme le rappellent les trois journalistes à l’origine du papier : d’une part, les unités de l’armée entraînées par les États-Unis se sont avérées être à la base de la défaite militaire du pays, les chefs de ces unités étant des Touareg qui ont rapidement fait défection en faveur de l’insurrection ; d’autre part, le capitaine Sanogo, qui a pris le pouvoir en mars 2012 avec la fuite d’Amadou Toumani Touré, a bénéficié de programmes de formation américains.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<h2 style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;">| France et États-Unis : des intérêts et visions proches</span></h2>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Sur le fond cependant, l’intervention française au Mali – à condition bien entendu qu’elle se déroule pour le mieux et ne s’enlise pas – fait les affaires de Washington. Elle est l’occasion de rappeler aux alliés des États-Unis qu’ils doivent assumer leur part du fardeau de la sécurité mondiale et ne pas construire leur politique étrangère en comptant indéfiniment sur des moyens américains. Pour Phillip Carter, ancien officier proche de l’administration Obama et expert au Center for a New American Security, c’est d’ailleurs l’intérêt de la politique « d’amour vache » de la Maison Blanche envers la France dans les jours suivant le déclenchement l’opération Serval.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Plus important, les intérêts de Paris et de Washington et même leur vision de l’avenir de la région sont complémentaires.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Premièrement, pour les États-Unis le Sahara est un théâtre somme toute secondaire par rapport au Moyen-Orient et à l’Asie. L’engagement français est, ce faisant, une opportunité de réduire la menace terroriste dans la région et d’initier des changements dans un Mali considéré comme le « maillon faible » de la lutte anti-terroriste. Certes, celle-ci est relative pour Washington (encore que l’attaque du consulat à Benghazi et la prise d’otages d’In Amenas ont pu influer sur les perceptions des dirigeants américains). Mais depuis 2002 et la mise en place de la Pan Sahel Initiative (programme visant à former à la lutte contre les groupes armés au moins une compagnie dans quatre pays : Mauritanie, Mali, Niger et Tchad), empêcher l’établissement d’une zone pouvant servir de refuge à des terroristes de la région ou internationaux était un objectif de Washington dans la région. Autrement dit, en détruisant la base d’AQMI dans la vallée d’Amettetaï et en empêchant le groupe et ses alliés de prendre le contrôle de tout le Mali, la France contribue à la sécurité des États-Unis.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Deuxièmement, la France et les États-Unis n’ont pas une conception éloignée de l’avenir du Mali. Certes, le rapport à la force diffère (dans une sorte d’inversion par rapport aux débats sur une intervention militaire en Irak en 2003). Le 29 janvier par exemple, Victoria Nuland, porte-parole du département d’État, déclarait que les problèmes du Mali devaient « trouver une solution qui ne soit pas purement sécuritaire ». Mais sur le fond, Paris et Washington ont des positions proches : comme l’a rappelé à plusieurs reprises le porte-parole de l’ambassade de France à Bamako, et notamment le 6 décembre dernier, « la France reste convaincue du besoin de combiner approches politique, sécuritaire et humanitaire afin de parvenir à un règlement durable de la crise que traverse le Mali » (5). Serval n’est qu’un aspect d’une réponse plus globale. Paris, comme Washington, estime qu’une réponse politique est nécessaire et que la force n’est pas une solution, tout au plus une partie de la solution.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<h2 style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;">| Une nécessité d’agir de conserve</span></h2>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Si mettre en exergue les différences peut répondre à des considérations tactiques, Paris et Washington ont donc tout à gagner à agir de conserve sur un dossier malien complexe d’autant que, sans relais des autorités maliennes, des Africains et de la communauté internationale, les opérations militaires françaises ne seront guère plus qu’une action de courte durée sans effet stratégique réel.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Une véritable stratégie de sortie de crise impose en effet de peser sur des acteurs maliens qui sont les premiers responsables et les premiers affectés par la situation de leur pays. Or l’ampleur de la tâche impose une coordination des efforts et des politiques face à des défis complexes : amener le MNLA à déposer les armes et intégrer le jeu politique ; appuyer l’émergence d’acteurs maliens responsables (c’est-à-dire souhaitant réduire la corruption, réformer l’État et les mœurs) ; favoriser de réelles dynamiques de réconciliation ; reconstruire l’armée malienne sur de nouvelles bases ; désarmer les groupes ; initier des programmes de développement répondant aux aspirations de la population ; lutter contre les discours radicaux...</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">À cet égard, et je terminerai là-dessus car il s’agit d’un point central de la position américaine concernant le Mali, il peut être dangereux de voir des élections comme une solution, de trop en attendre. Il s’agit d’un préalable dans un système international plaçant au centre de son échelle de valeur l’échelle nationale et la « démocratie », éventuellement d’un moyen de renforcer un « pouvoir politique » devant les militaires. De même, des élections sont un prérequis nécessaire à tout engagement américain dans le renforcement des capacités de l’armée malienne. Mais elles posent nombre de questions : la majorité des Maliens souhaitent-t-ils des élections ? Quelles sont les attentes à satisfaire rapidement, ne serait-ce pour que l’intervention en cours ne perde pas sa légitimité ? L'État est-il assez fort et impartial pour garantir une élection incontestable ? Les parties en présence vont-elles jouer le jeu électoral en se présentant et en acceptant le résultat ?</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:12px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">Bref, les élections vont-elles créer de la stabilité ou, au contraire, nourrir l’instabilité ? L’ensemble des acteurs engagés au Mali doit s’interroger sur ce que l’on peut attendre d’un processus électoral, tout comme la France et les États-Unis doivent impérativement interroger les limites de leurs politiques dans le pays ces dernières années afin de le sortir de la spirale dans laquelle il s’est enfermé.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<p style="text-align:justify;">
	 </p>
<h2 style="text-align:justify;">
	<span style="font-size:11px;">| Notes</span></h2>
<p>
	<span style="font-size:11px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">(1) <a href="http://www.whitehouse.gov/the-press-office/2013/02/22/letter-president-concerning-niger" target="_blank">http://www.whitehouse.gov/the-press-office/2013/02/22/letter-president-concerning-niger</a>.</span></span></p>
<p>
	<span style="font-size:11px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">(2) Sur le TSCTP, voir : Antonin Tisseron, « Quels enseignements de la stratégie américaine au Sahel ? », (Fondation Gabriel Péri, 11 décembre 2012, <a href="http://www.gabrielperi.fr/IMG/pdf/tisseron-sahel.pdf" target="_blank">http://www.gabrielperi.fr/IMG/pdf/tisseron-sahel.pdf</a>) et « L’échec de la stratégie américaine » <em>(Le Magazine de l’Afrique</em>, mars-avril 2013, pp. 24-25).</span></span></p>
<p>
	<span style="font-size:11px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">(3) Pour l’aide au développement dans un cadre bilatéral, les États-Unis ont engagé ces dernières années au Mali des crédits considérables. En 2010, il a ainsi reçu 123 millions de dollars, pour 19 millions pour le Niger et moins de 10 millions pour la Mauritanie (Henri Plagnol et François Loncle, <em>La situation sécuritaire dans les pays de la zone sahélienne</em>, Rapport d’information n°4431 de l’Assemblée nationale française, 6 mars 2012). D’ailleurs, la difficile mobilisation de la Cédéao sonne comme un aveu d’échec pour la France aussi, qui avait entrepris dans la seconde moitié des années 1990 de développer les capacités africaines pour africaniser la gestion des conflits sur ce continent.</span></span></p>
<p>
	<span style="font-size:11px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">(4) Adam Nossiter, Eric Schmitt et Mark Mazzetti, « French Strikes in Mali Supplant Caution of U.S. », <em>New York Times</em>, 13 janvier 2013, <a href="http://www.nytimes.com/2013/01/14/world/africa/french-jets-strike-deep-inside-islamist-held-mali.html?hp&amp;_r=1&amp;" target="_blank">http://www.nytimes.com/2013/01/14/world/africa/french-jets-strike-deep-inside-islamist-held-mali.html?hp&amp;_r=1&amp;</a>.</span></span></p>
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	<span style="font-size:11px;"><span style="font-family:tahoma, geneva, sans-serif;">(5) Déclaration du porte-parole de l’ambassade de France à Bamako, 6 décembre 2012.</span></span></p>
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	<table border="0" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width:750px;"><tbody><tr><td style="background-color:rgb(204,204,204);">
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						 </p>
					<h2 style="text-align:right;">
						<span style="font-size:12px;"><a href="upload/media/tisseron-2-mars2013.pdf" target="_blank" title="Tisseron-2-Mars2013">Téléchargez</a> <span style="color:#000000;">cette publication | 4 pages | 500 Ko    </span></span></h2>
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						 </p>
				</td>
			</tr></tbody></table></div>
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	 </p>
]]></description>
			<pubDate>Fri, 15 Mar 2013 13:00:00 +0000</pubDate>
			<comments><![CDATA[http://www.institut-thomas-more.org/fr/actualite/mali-les-relations-franco-americaines-a-lepreuve-de-loperation-serval.html]]></comments>
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