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Public finances : what are « equitable measures »?

By Gérard DUSSILLOL, chairman of the Working Group Finance of the Thomas More Institute. Article published in "La Tribune" (France) of June 9th, 2010, available in French.

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> Cultural challenges - on 06/09/2007

L’Europe absente d’elle-même : identité et altérité dans la conscience européenne contemporaine

By Jean-Thomas LESUEUR, Chief Executive Officer of the Thomas More Institute. Article published in the "Revue des Deux Mondes" (september 2007, N°2007-9). Available in French only.

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Le surgissement du thème de l’identité nationale dans le débat présidentiel français du printemps 2007 a suscité bien des passions, bien des étonnements, bien des incompréhensions… Il était pourtant, sinon prévisible, du moins déductible de l’état social et politique d’une France en quête de sens, en quête de règles, en quête de liens, en quête de "nous". Outre ses implications en matière d’emploi, de pouvoir d’achat, de logement, d’insertion des jeunes ou de formation, le malaise social, diagnostiqué depuis longtemps dans de larges pans de la société française, ne pouvait pas ne pas produire à un moment où à un autre sa « réplique politique » dans la vie de la nation. Les premiers avertissements dataient déjà quelque peu : la mauvaise plaisanterie du 21 avril 2002 (qui signait le ras-le-bol à l’égard de tout ce qui de près ou de loin était assimilé au « système »), le référendum raté de mai 2005 (qui disait « non » à l’Europe), et les émeutes urbaines de novembre de la même année (signes d’une véritable blessure intérieure) pouvaient être analysés comme les craquements d’un modèle politique, y compris identitaire, à bout de souffle. Le débat présidentiel, sommet de la vie politique nationale, offrait l’occasion d’une grande explication. Voilà qui fut logique, et sans doute souhaitable.

Sans céder à la tentation bien française de ne voir dans l’Europe qu’une France en plus grand, ne pourrait-on considérer que l’Union européenne, au point d’illisibilité et d’impuissance où elle arrivé, gagnerait elle aussi à s’interroger sur son identité, sur ses identités ? Et si en effet les crises et les pataugements qui font le quotidien de l’objet politique non identifié qu’est devenue l’Union européenne avait à voir avec son grand renoncement à être ? Et si les fondements de son projet, les principales doctrines qui le justifient, la lourde machinerie déployée pour le faire fonctionner, n’avaient comme motif principal – dans le rejet d’un passé coupable qu’il s’agirait de racheter – la peur essentielle d’exister, de s’affirmer, de se définir, de se borner, de dire "nous" ? Comme si, devant la lente prise de conscience de ces trente dernières années, de Kundera à Ben Laden, de la « fragilité de l’Occident », le réflexe des Européens avait été de s’oublier, et en s’oubliant d’oublier le monde… Le pelotonnement et l’amnésie. Car, en s’effaçant, n’est-ce pas le monde – le monde, l’histoire et la figure de l’Autre – que les Européens ont chercher à gommer ? En se refusant un "nous", les Européens n’ont-ils pas privé les non-Européens – Moyen-orientaux, Africains, Asiatiques par exemple – d’un "vous" ? En ne leur offrant qu’un visage sans traits, ne les ont-ils pas privé d’un interlocuteur qu’eux auraient peut-être souhaiter avoir ? N’a-t-elle pas commis la plus grande faute contre l’esprit – le sien – en fermant sa porte sur elle-même et sur le monde ?

[...].

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